Depuis neuf mois déjà, nous vivons à l’ère de la COVID-19. La réalité de cette
pandémie mondiale nous est maintenant présente avec son lot de questionnements
et de préoccupations de toutes sortes. Elle nous a destabilisés personnellement et
collectivement. Elle nous a fait passer par une gamme de comportements et
d’émotions allant de la solidarité à la peur avec, bien sur, l’espoir de nous sortir de
ce cauchemard le plus tôt possible.
Il y a plus de 2000 ans, un évènement unique s’est imposé à l’histoire de l’humanité.
Le Fils de Dieu est venu sur terre à notre rencontre. Il a pris chair de la Vierge Marie
qui, généreusement, l’a offert en cadeau à l’humanité tout entière.
En venant sur terre, Jésus a voulu nous partager l’Amour de son Père et la Paix qu’il
voulait pour chacun et chacune d’entre nous. Qui plus est, sa naissance voulait
manifester concrètement la solidarité amoureuse et respectueuse de Dieu envers
ses créatures et son peuple.
Contrairement à ce que nous vivons présentement avec la COVID-19, la venue de
Jésus s’est avérée « une pandémie » d’Amour par excellence pour l’humanité. Avec
Jésus, Dieu voulait se faire proche de nous et nous devenir accessible. On pourrait
dorénavant se rapprocher de lui, l’adorer et lui rendre grâce à l’exemple même de
Marie, de Joseph, des Bergers et des Mages. Et ce Dieu fait homme il y a deux
millénaires, on peut encore aujourd’hui l’accueillir, l’adorer et, à notre tour, lui dire
toute notre reconnaissance et ce, que ce soit devant le tabernacle de nos églises,
dans les chapelles d’adoration de nos milieux respectifs ou dans l’intimité de la
chapelle de notre propre cœur.
En 2020, accueillir Jésus parmi nous, le reconnaître comme notre Sauveur, l’adorer
et lui redire toute notre reconnaissance, c’est encore pertinent, très pertinent. Ça
s’impose même, en quelque sorte, dans une société de plus en plus laïcisée et
sécularisée. On pourrait même affirmer que c’est le remède, l’antidote, « le vaccin »
par excellence qu’il nous faut aujourd’hui pour traverser avec sérénité cette
pandémie, et nous guérir de nos peurs, de nos angoisses et de nos insécurités de
toutes sortes.
Loin de la fuir, exposons-nous à cette « pandémie » de l’Amour du Seigneur.
Recherchons-là! Désirons-là! Laissons-nous contaminer par le virus de son Amour.
Devenons des porteurs de sa Paix et de son Espérance, là où nous sommes. Et
contaminons les autres de cet Amour et de cette Paix de Dieu que l’Enfant-Jésus est
venu nous offrir à l’occasion de Noël. Encore aujourd’hui, allons recueillir ces
cadeaux célestes au pied de la crèche. Encore aujourd’hui, allons l’adorer et lui
rendre grâce. Encore aujourd’hui, c’est là qu’il vient à notre rencontre et qu’il nous
attend.
Joyeux Noël!
Jacques Binet, ptre