Espace Adoration


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Réflexion du père René Larochelle : étape 3

En remplacement de l’enseignement que le père René Larochelle devait donner en l’église de St-Étienne pour le mois de Marie, celui-ci nous a proposé une réflexion en 8 étapes que nous publierons au même rythme que les capsules des autres prêtres.

Écoute avec l’oreille du coeur
Adorer en Marie
3ème pas dans l’adoration
2. L’histoire de Marie et du croyant.

La radicale réceptivité à la Parole qui lie Marie au croyant n’est plus seulement un état statique de L’esprit.
Premièrement, il y a des années de silence qui préparent à l’Annonciation.
Marie apprend à vivre sa foi.
Elle apprend à lire l’Écriture.
Elle apprend à chercher la volonté de Dieu.
Elle apprend à méditer dans son cœur.
Elle apprend à mettre la Parole de Dieu en pratique.
Elle apprend à espérer dans les promesses de Dieu.
Elle apprend à se réjouir de vivre en pauvre de Dieu.

René Larochelle. Ptre

Capsule no 6 de l’abbé Mario St-Pierre

Pour les adorateurs en confinement

Sixième capsule : “Moi aussi je l’aimerai” (Jean 14, 15-21)

Je ne peux pas m’empêcher de reprendre l’évangile du jour pour vous aider dans cette prochaine heure de méditation et d’adoration. L’Évangile de ce sixième dimanche de Pâques nous ouvre de belles et grandes perspectives. Dans la fête de Pâques, nous avons particulièrement célébré ce qui constitue le coeur de notre foi : l’événement de notre salut dans la mort-résurrection du Christ, vrai Dieu et vrai homme. Oui le Christ Jésus nous a vraiment et réellement sauvé en donnant sa vie par amour pour nous sur la croix et Dieu l’a ressuscité d’entre les morts pour nous ouvrir ce chemin de la vie éternelle.

Mais Dieu veut davantage. Non seulement il nous sauve en son Fils, mais il veut nous donner la grâce de vivre une relation intime d’amour avec lui. La grâce que nous recevons en ces jours qui désormais nous préparent à la grande et belle fête de la Pentecôte, nous offre d’entrer au coeur de cette relation d’amour entre le Père et le Fils. Je vous invite en cette heure d’adoration à méditer les paroles de Jésus que nous avons proclamé dans l’évangile de ce dimanche.

“Vous reconnaîtrez que je suis en mon Père…” (Jn 14, )
Est-ce que je reconnais que Jésus est dans le Père ? Prenez le temps de redire cette parole de Jésus.

“Vous reconnaîtrez que… vous êtes en moi” (Jn 14, )
Là aussi, nous devons répéter au plus profond de notre coeur : est-ce que je reconnais que Jésus est en moi ?

“Vous reconnaîtrez que… moi [je suis] en vous.” (Jn 14, )
Je peux méditer et m’approprier cette parole : “Jésus en moi” .

Plus loin dans l’Évangile, Jésus affirme :
“Celui qui m’aime sera aimé de mon Père” (Jn 14, ) Aimer Jésus, c’est recevoir du Père son amour.

Et Jésus ajoute :
“Moi aussi je l’aimerai…” (Jn 14, )
Dans ce temps de prière et d’adoration, comment est-ce que je me laisse aimer par Jésus, par le Père ?

Finalement, j’ose poser la question : Mais comment cela est-il possible ? Pour bien répondre à cette question, il faut sans doute revenir au tout début de cet évangile : “Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité” (Jn 14, )

Oui, dans l’adoration eucharistique et dans la grâce de notre baptême, nous vivons tout cela. L’Esprit Saint qui nous est donné, l’Esprit d’amour nous permet d’aimer Jésus, de nous laisser aimer par Jésus, en Jésus d’aimer le Père et de nous laisser aimer par le Père. L’adoration eucharistique est une plongée dans l’amour trinitaire. Adorer en esprit et en vérité, c’est tout simplement aimer et se laisser aimer…

N’oublions pas la promesse de Jésus quand il dit : “Je prierai le Père”. Que Jésus par sa prière vous donne en plénitude son Esprit Saint, son Esprit d’amour et de paix.

Père Mario St-Pierre, confiné en Jésus…

Capsule du 13 mai du père Yvon Bilodeau

Change nos langues de bois en langues de feu

Le Père Daniel-Ange soulignait récemment les avantages du confinement, comme exemple : la chance pour un papa de prendre du temps avec son enfant. Et nous, tirons-nous du positif de notre confinement?

Les Apôtres ont profité de leur confinement au Cénacle pour implorer, avec Marie, la venue de l’Esprit.
Et le feu divin a brûlé les résistances de la peur.

Précieux temps de prière avec Marie que leur confinement!

La Pentecôte se célèbre cette année le 31 mai, jour de la Visitation
où Élisabeth fut remplie de l’Esprit.
N’est-ce pas un indice que la Vierge et l’Esprit vont œuvrer ensemble? Précieux temps pour appeler l’Esprit que ce mois de mai en confinement!

Pendant qu’un petit virus chamboule le monde
et que rien ne sera comme avant,
l’Esprit se prépare-t-il, grâce à la puissante intercession de Marie, à changer nos langues de bois en langues de feu
pour que vienne la civilisation de l’amour?

Yvon Bilodeau, ptre

13 mai 2020

Capsule no 6 de l’abbé Jacques Binet

Ne m’oubliez pas!

Depuis plus de deux mois, on nous propose une foule d’informations face à la COVID-19 : informations médicales, informations de nature économique, statistiques face aux personnes atteintes du virus, tests de dépistage, plans de déconfinement et j’en passe.

On pourrait en rester à ces considérations, mais au delà de tout cela, il me semble entendre le Seigneur nous dire : « Ne m’oubliez pas! Je suis là! Je suis plus grand que toute l’attention apportée à un virus et ses effets néfastes, quels qu’ils soient. N’est- ce pas Moi qui ai créé le monde et ses merveilles? Mon fils n’a-t-il pas sauvé le monde par le sacrifice de sa vie? » Par sa résurrection, le Christ a donné la vie au monde, vie sur laquelle la mort n’aura jamais plus aucun impact et aucun pouvoir.

Ceci est encore vrai de nos jours. Ne laissons pas les idées négatives et mortifères nous envahir et nous dicter le chemin. Que la lumière du Christ ressuscité nous éclaire et guide nos pas sur le chemin de cette pandémie. Que sa force aussi nous accompagne. Pour ce faire, que notre prière se fasse plus intense et plus sentie. Alors, notre course n’en sera que plus légère.

Jacques Binet, ptre
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration


 

Réflexion du père René Larochelle : étape 2

En remplacement de l’enseignement que le père René Larochelle devait donner en l’église de St-Étienne pour le mois de Marie, celui-ci nous a proposé une réflexion en 8 étapes que nous publierons au même rythme que les capsules des autres prêtres.

Écoute avec l’oreille du cœur
Adorer en Marie
2ème pas dans l’adoration
Écouter avec Marie

1. L’Évangile montre que Marie est bénie à cause de son ÉCOUTE de la Parole de Dieu plus que par l’acte extérieur d’avoir donné naissance au Fils de Dieu. La Parole de Dieu devint réalité en elle, ainsi le Verbe s’est fait chair de sa chair et de son sang.

Combien bénis sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la gardent. Ceux qui reçoivent chaque expression de la Parole de Dieu, l’embrasse par un acte de donation de soi-même, par la foi, ceux-ci croissent dans toutes les dimensions de leur être. Et la Parole devient chair en eux.

La radicale réceptivité à la Parole de Dieu qui constitue la véritable personnalité de Marie, est une des facettes importante de la vie spirituelle. Il sera important pour le chrétien de s’identifier à Marie dans routine quotidienne dont sa vie est remplie.

Il est vital d’apprécier, par-dessus tout, le noeud central de l’existence de Marie : son intériorité. Marie est une vie à découvrir dans l’intimité de sa conscience et de son cœur.

René Larochelle, ptre

Capsule no 5 de l’abbé Mario St-Pierre

 

Cinquième capsule : “Je suis le chemin, la vérité et la vie” (Jean 14, 1-12)

En ce cinquième dimanche du temps pascal, l’Église nous propose l’Évangile selon saint Jean au chapitre 14, versets 1 à 12. Regardons ensemble quelques affirmations clefs tirées de cet évangile pour nourrir notre méditation personnelle et nous encourager à grandir dans notre vocation d’adorateur.

1. “Demeurer” : ce verbe est abondamment utilisé dans ce passage, mais aussi dans tout l’Évangile de Jean. La première question posée à Jésus par ceux qui deviendront ses premiers disciples au tout début de l’Évangile est très significative : “Rabbi, où demeures-tu ?” (Jn 1, 38) Cette question éclaire tout l’Évangile. Elle est une clef de lecture extrêmement importante. Pour découvrir l’identité de Jésus, connaître qui il est, il faut accepter d’entrer dans une relation d’intimité. Pour connaître Jésus, il faut d’abord “demeurer” avec lui. Ainsi on comprend l’affirmation de Jésus au début de ce chapitre 14 : “Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures : sinon vous aurais-je dit que j’allais vous préparer le lieu où vous serez ?” (Jn 14, 2)

Première question d’actualisation : en ce qui concerne ce verbe “demeurer”, comment mon temps de prière et d’adoration, me permet-il de demeurer en Jésus et dans le Père ? Comment est-ce que je permets au Père et à Jésus de demeurer en moi ?

2. “Je suis le chemin, la vérite et la vie” : Jésus ne se sent pas déstabilisé par la question de Thomas qui l’interroge très franchement : “Nous ne savons pas où tu vas, comment connaîtrions-nous le chemin ?” Du tac au tac, Jésus révèle : “Je suis le chemin, la vérité et la vie, personne ne va au Père sans passer par moi.” (Jn 14, 6). Sublime et audacieuse parole de Jésus. Vous l’avez sans doute remarqué. Dans l’Évangile de Jean, Jésus ne cesse de révéler son identité à travers les différents “JE” qu’il prononce : “Je suis le pain de vie” (Jn 6, 35.41.48.51) ; “Je suis la lumière du monde” (Jn 8, 12), “Je suis la résurrection et la vie” (Jn 11, 25) ; “Je suis la vigne” (Jn 15, 1).

Deuxième question d’actualisation : En adorant Jésus-Eucharistie, suis-je capable d’entendre ces “Je suis” de Jésus ? Suis-je en mesure de répondre à Jésus : oui, tu es pour moi chemin ? tu es pour moi vérité ? tu es pour moi vie ? tu es pour moi lumière du monde ? etc. Qui est Jésus pour moi ?

3. “Qui me voit, voit le Père”. Jésus répond là aussi à une demande de son disciple Philippe : “Seigneur, montre- nous le Père et cela nous suffit !” Jésus affirme de manière si déconcertante : “Je suis avec vous depuis si longtemps, et cependant tu ne m’as pas reconnu !” Nous passons de si longs moments avec Jésus dans ces heures d’adoration. Jésus nous fera-t-il le même reproche ? Peu importe ! Saisissons l’appel de Jésus : “Qui me voit, voit le Père” (Jn 14, 9) Et il ajoute : “Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ?”

Troisième question d’actualisation : dans ce moment d’adoration où Jésus se révèle à moi d’une manière intime et personnelle, dans ce moment où, dans la foi, je reconnais la présence eucharistique de Jésus, suis-je aussi capable d’entrer en relation avec le Père, de l’adorer et de l’aimer en esprit et en vérité ?

Que Jésus chemin, vérité et vie vous bénisse dans votre temps de méditation.

Père Mario St-Pierre, confiné en Jésus…

Capsule no 5 de l’abbé Jacques Binet

Depuis notre baptême, nous sommes le temple de l’Esprit Saint, le tabernacle du Dieu vivant. L’Esprit du Christ ressuscité habite en nous. Nous sommes des porteurs de Dieu.

En ce temps de pandémie de la covid 19, nous sommes privés de l’Eucharistie et de l’adoration Eucharistique. Mais nous ne sommes pas orphelins pour autant. Dieu habite en nous et nous est présent par son Esprit. C’est là qu’il faut l’adorer « en esprit et en vérité. »

Jacques Binet,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration

Réflexion du père René Larochelle : étape 1

En remplacement de l’enseignement que le père René Larochelle devait donner en l’église de St-Étienne pour le mois de Marie, celui-ci nous a proposé une réflexion en 8 étapes que nous publierons au même rythme que les capsules des autres prêtres.

Écoute avec l’oreille du cœur.
Adorer en Marie.
1er pas dans l’adoration.
Persévérer dans l’écoute.

Écoute ! mets en pratique. C’est difficile quand la tête est plein de bruits. Il faut faire silence, il faut le désert du dedans. On a horreur de la sécheresse et du vide. Si je persévère dans l’écoute, le Bien-Aimé fera entendre sa voix et le cœur brûlera de  cette ardeur toute intérieure qui apporte la paix et la fécondité.

Je goûte alors à quel point le Seigneur est suave et combien son joug est léger.  J’éprouve alors au-delà du temps de la prière qu’il est mon Bien-Aimé et que je suis à lui.

Malgré les obstacles, les répugnances ou les tentations de lâcheté, les moments où je le  recherche  et le retrouve pour l’écouter, plus ma réponse se fera sensible, plus son Esprit m’animera et suggérera non seulement ce qu’il me demande de dire.

La Parole et cette lumière qui en est le résultat prennent leur véritable place en toutes choses dans son immense amour, en fonction de l’éternité.

L’écoute, me rend non seulement témoins de vérité, mais la vérité. Me rend canal de vie, mais la vie elle-même. Me rend non seulement rayon de lumière, mais la lumière même.

Quand je suis à l’écoute, Jésus me parle à l’intime de l’âme, dans ces régions où s’enrichit ta mentalité par communion à la sienne. Ce qui importe, c’est l’imprégnation de ma pensée par la sienne.

Capsule no 4 de l’abbé Mario St-Pierre

Pour les adorateurs en confinement
Quatrième capsule : le bon Berger (Jean 10, 1-18)

Nous célébrons aujourd’hui le quatrième dimanche de Pâques qu’on appelle le dimanche du Bon Berger. En ce jour, l’Église nous propose l’Évangile du Bon Berger qu’on retrouve dans le chapitre dix de l’Évangile selon saint Jean. Ce texte est magnifique ! Il nous permet de mieux connaître qui est Jésus et comment il veut entrer en relation personnelle avec chacun d’entre nous. Dans la Bible, comme vous le savez, l’image du Berger est souvent utilisée pour parler de la relation de Dieu avec son peuple Israël. Nous connaissons la célébre poésie de David, le psaume 22 : “Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer…”

Je vous invite donc à ouvrir vos Bibles, à identifier cette parabole qu’on retrouve dans l’Évangile selon saint Jean au chapitre 10 et à prendre le temps de lire et méditer chacune des paroles de Jésus. Je vous propose non pas seulement de les lire, mais surtout de les entendre. Jésus ne dit-il pas : “Les brebis écoutent sa voix…”, “Elles connaissent sa voix…” ? Lorsque nous lisons la Bible, je pense qu’il est très important d’être à ce point attentif que nous puissions faire l’expérience d’entendre au plus intime de notre coeur, d’écouter au plus profond de notre âme la VOIX de Jésus, le bon berger. J’insiste : lisez et méditez lentement et profondément de telle sorte que vous puissiez faire jaillir de votre être intérieur la voix de Jésus.

Dans cette profonde intimité avec Jésus, une fois que vous aurez vécu ce sentiment d’être réellement en sa présence grâce à la foi qui vous anime, soyez particulièrement attentifs aux diffiérents “JE” de Jésus. Tous ces “Je” vous aideront à mieux le connaître dans un coeur à coeur qui fait grandir son amour en vous. Entendez Jésus vous dire : “Moi, je suis la porte des brebis” (Jésus fait référence à la porte qui se trouvait au nord du temple de Jérusalem, porte par laquelle passait les brebis qui allaient être sacrifiées…), “Si quelqu’un entre en passant par moi”, “Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie…”, “Moi, je suis le bon pasteur”, “Je connais mes brebis”, “Je connais le Père”, “Je donne ma vie” Tous ces “Je” de Jésus bon Berger nous font découvrir jusqu’à quel point il est amour, jusqu’à quel point il aime chacun d’entre nous. Et nous pouvons faire l’expérience de cet amour intime et privilégié.

À travers cette lecture-audition, je vous propose quelques petites questions pour que votre temps de prière soit vraiment un temps de rencontre avec Jésus bon Berger :

  1. Qui est Jésus pour moi ? Dans cet Évangile, comment se révèle-t-Il à moi ?
  2. Comment ces “Je” de Jésus résonnent-ils dans mon coeur
  3. Comment Jésus, le bon berger, me voit-il  ? Quel regard porte-t-il sur moi  ? Comment est-ce que je me laisse regarder par le bon pasteur qui aime sa brebis et qui donne sa vie pour moi  ?

Que Jésus bon pasteur vous bénisse dans votre temps de méditation.

Père Mario St-Pierre, confiné en Jésus… 

Capsule no 4 du père Yvon Bilodeau

Aux affamés de l’Eucharistie

Ce temps que nous vivons est une épreuve pour bien des gens. Des grands-parents, par exemple, sont privés de leurs petits-enfants. Mais étrangement, cette privation les attache davantage à leurs amours.

Nous, les affamés de l’Eucharistie, privés de l’Humble Présence, ne risque-t-on pas de voir notre désir grandir jusqu’à s’exaspérer.

Quelle faim éprouvez-vous de l’Eucharistie en ce moment où vous en êtes privés?

La bien-aimée du Cantique a vu son désir grandir au départ du Bien Aimé,

et follement s’est mise à sa recherche.

« Sans doute il ne s’est dérobé que pour être rappelé plus ardemment,

retenu plus fortement … » (saint Bernard).

À travers cette privation de la Sainte Présence,

n’est-ce pas le Christ qui, en se dérobant, fait grandir notre désir de Lui,

pour enflammer ensuite nos communions routinières ?

Oui, en ce temps de privation, comme le jeûne attise la faim,

laissons le désir creuser en nous tout l’espace pour le Désiré.

Yvon Bilodeau, ptre.

Capsule no 4 de l’abbé Jacques Binet

Le temps pascal nous rappelle que le Christ est ressuscité, qu’il est vraiment ressuscité. Il est le grand Vivant sur qui la souffrance et la mort n’auront jamais plus d’emprise. Notre baptême nous a greffé sur le ressuscité pour que nous aussi nous devenions des Vivants, à sa suite.

Que les obstacles de la vie, les souffrances et la mort ne nous éloignent pas de lui. Que l’actuelle pandémie du coronavirus, ne nous décourage pas.  Notre confiance est dans le Seigneur, lui le grand Vainqueur.

Lui avec nous, nous avec lui, nous saurons être nous aussi victorieux à notre tour. Sa présence active en nous : voilà l’adoration véritable dans l’Esprit.

Jacques Binet, 
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration

Capsule no 3 de l’abbé Mario St-Pierre

Pour les adorateurs en confinement

Actes des Apôtres 16, 22-34

Je vous invite à lire et méditer un autre récit étonnant de confinement. Paul et Silas fondent à la ville de Philippes une communauté chrétienne. Étonnemment en raison d’un miracle accompli par Paul, voilà que les citoyens se déchaînent contre les deux évangélisateurs. Ils sont battus et jetés en prison. Le geôlier reçoit l’ordre de les surveiller. Ils sont placés dans le cachot le plus retiré avec les jambes entravés. Il s’agit bien d’une situation très contraignante. Les évangélisateurs sont emprisonnés, confinés, rudement mis à l’épreuve alors que tout semblait bien se passer dans cette mission d’évangélisation à Philippes. Lisons ce récit :

 « Alors, la foule se déchaîna contre Paul et Silas. Les magistrats ordonnèrent de leur arracher les vêtements pour leur donner la bastonnade. Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au geôlier la consigne de les surveiller de près. Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois. Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient. Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l’instant même, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les détenus se détachèrent. Le geôlier, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s’étaient évadés, il dégaina son épée et il était sur le point de se donner la mort. Mais Paul se mit à crier d’une voix forte : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. » Ayant réclamé de la lumière, le geôlier se précipita et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas. Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? » Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et toute ta maison. » (Actes 16, 22-31)

À partir de ce récit, je vous propose quelques suggestions pour actualiser et appliquer cette parole de Dieu dans votre vie aujourd’hui.

 Actualisation :

Dans votre heure de méditation et d’adoration, je vous invite à prendre conscience des contraintes que vous vivez dans cette expérience de confinement, à bien identifier ce que vous ressentez comme des entraves. Même si vous n’êtes pas emprisonnés exactement comme Paul et Silas au fond d’un cachot, le confinement vous fait vivre des sentiments qui peuvent être similaires. Quels sont-ils ? N’ayez pas peur de les nommer et de les présenter à Jésus.

 Application :

L’exemple de Paul et de Silas nous parle fortement aujourd’hui. Au plus profond de ce lugubre et sombre cachot, ils étaient en prière et chantaient les louanges de Dieu. Au coeur de votre confinement et particulièrement dans cette heure de prière mais pas seulement dans cette heure, je vous invite à louer le Seigneur, à lui rendre grâce au coeur de cette situation contraignante du confinement. Oui, merci Seigneur de nous apprendre à te louer en toute circonstance, même au coeur de cette épreuve. Je crois que dans cette louange au coeur du confinement tu manifesteras, Seigneur, ta puissance de salut et de libération. Amen Alléluia !

Père Mario St-Pierre, confiné en Jésus…

Capsule no 3 du père Yvon Bilodeau

Texte à méditer.

Le Christ en confinement…

En ces jours de cette pandémie, nous ne sommes pas les seuls à être confinés.
Le Christ lui aussi est confiné.
Il est enfermé dans nos églises barrées,
Il n’est plus exposé dans nos chapelles d’adoration.

Mais cette situation n’est pas inédite pour Lui, contrairement à nous.
Au moment de son Incarnation, il fut confiné neuf mois dans le sein de Marie.
Lui que le ciel et la terre ne peuvent contenir
s’est enfermé dans un corps humain,
localisé dans un coin perdu de la Palestine
pour finalement être rivé entre trois clous sur la croix.
Confinement très salutaire pour nous, les humains!

Mais le mystère de son confinement ne s’arrête pas là.
Il a voulu se cacher dans le pain eucharistique.
Il est déjà étonnant que le Verbe divin soit présent dans un corps d’homme.
Or dans l’Eucharistie, il prend l’aspect d’un objet inanimé : le pain et le vin.
Tout cela pour se faire proche de nous, comme à notre merci.

Notre confinement nous a rapproché les uns des autres par le cœur.
Mais quelle intimité nous offre le confinement eucharistique!
Quel enfouissement dans l’épaisseur de notre réalité humaine et charnelle!
Le propre de l’amour n’est-il pas de s’abaisser?

En vérité, l’expérience du confinement nous ouvre les yeux
sur l’abaissement inouï, l’amoureuse humilité qui émane
de cette petite hostie offerte à notre adoration.

Avant de retourner à nos chapelles pour adorer ce Cœur
qui demeure confiné pour mieux nous attirer à Lui,
à son exemple, vivons notre confinement
comme un humble rapprochement avec les nôtres.

Yvon Bilodeau, ptre

Capsule no 3 de l’abbé Jacques Binet

Reste avec nous, Seigneur Jésus. C’est la prière qu’ont adressée les disciples d’Emmaüs, au Christ ressuscité. Toi Seigneur, tu as acquiescé à leur invitation. Et surtout, tu leur as montré que dorénavant, ta nouvelle forme de présence sur terre serait dans le pain rompu, le pain Eucharistique.

En ce temps de pandémie mondiale, sois nous présent Seigneur plus que jamais, dans ce pain de Vie. Et que le seul désir de ce pain en nous, soit l’occasion d’une véritable adoration.

Jacques Binet,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration

Capsule no 2 de l’abbé Mario St-Pierre

Deuxième capsule : Éphésiens 1, 3-14

Une des plus grandes questions que nous devons nous poser en tant que chrétiens est celle de notre identité. Si nous voulons grandir dans notre vie chrétienne, nous devons savoir répondre à la question: “Qui suis-je?” Et plus encore: “Qui suis-je au regard de Dieu?” Notre identité personnelle ne peut pas ne pas être liée à celle de Dieu.

Pour répondre à cette question fondamentale, je vous propose un exercice biblique en lien avec l’hymne de saint Paul au début de la lettre aux Éphésiens au chapitre 1, versets 3 à 14. Veuillez noter que cette lettre est aussi une lettre de captivité. Paul est emprisonné lorsqu’il rédige ce magnifique texte. Prenez donc le temps de lire et méditer cette louange qui présente de manière brève le plan de salut de Dieu pour l’humanité. Cette prière est une réponse à la question: “qui suis-je?

”Voici un petit exercice de grammaire pour actualiser et appliquer ce texte biblique:

1. Première étape: lisez l’hymne aux Éphésiens 1, 3-14 en soulignant les “nous”, les “nos”, les “notre”. Remarquez que le texte est écrit à la première personne du pluriel. Ces “nous” désignent tous les membres de l’Église. Je prends en exemple au verset 3le début de l’hymne: “Béni soit Dieu le Père de notre Seigneur Jésus Christ, Il nous a bénis de toute bénédiction spirituelle…

2. Deuxième étape: vous relisez en transformant les “nous” en “je”. On passe de la première personne du pluriel à la première personne du singulier. Cela veut dire que j’accepte de m’inclure dans ce “nous”. Je fais mienne cette prière. Toujours l’exemple du verset 3: “Béni soit Dieu le Père de mon Seigneur Jésus Christ, Il m’a béni de toute bénédiction spirituelle…”Dans ce verset, j’ai transformé un “nous” et un “notre”. Il s’agit bien d’un exercice de syntaxe qui n’est pas facile. Mais prenez le temps de le faire. Voyez l’effet sur vous et en vous…

3. Troisième étape: dans l’étape précédente, vous avez été probablement concentré sur l’effort de transformer les “nous” en “je”. Maintenant que vous avez adapté de manière personnelle cette hymne, vous pouvez la relire pour aller plus en profondeur et pour répondre à la question de son identité. Il s’agit de saisir de manière plus personnelle qui je suis aux yeux de Dieu et quelle est ma place dans son dessein d’amour. À cette 3e étape, vous identifiez les verbes qui sont associés à ces“ je”. Et vous posez la question: comment j’accueille cette nouvelle réalité en Christ. Je prends l’exemple du verset3: “Béni soit Dieu le Père de mon Seigneur Jésus Christ, Il m’a béni de toute bénédiction spirituelle…” La question que je me pose concernant ce “je” est la suivante : “Comment j’accueille la bénédiction du Père en Jésus Christ?” Vous faites de la même manière pour chaque affirmation où se trouve un “je”. Je vous souhaite une très belle heure de méditation et d’adoration.

Que Jésus vous bénisse abondamment dans la découverte de votre identité spirituelle en Dieu.

 Père Mario St-Pierre, confiné en Jésus

Capsule no 2 de l’abbé Jacques Binet

Pâques nous rappelle que le Christ ressuscité, le grand « Vivant » a vaincu la mort et le mal dans le monde. En ce temps difficile de pandémie mondiale, mettons plus que jamais notre confiance dans le Ressuscité. Qu’Il soit notre réconfort et notre seule lumière, celui qui nous a donné accès à la Vie, à sa propre Vie de Ressuscité.

Jacques Binet , répondant diocésain pour les chapelles d’adoration

Une petite réflexion de l’abbé Jacques Binet

Chers adorateurs,
Pâques nous rappelle que le Christ ressuscité, le grand « Vivant » a vaincu la mort et le mal dans le monde. En ce temps difficile de pandémie mondiale, mettons plus que jamais notre confiance dans le Ressuscité.

Qu’Il soit notre réconfort et notre seule lumière, celui qui nous a donné accès à la Vie, à sa propre Vie de Ressuscité.