Espace Adoration


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Capsule du 3 août du père Germain Grenon du Foyer de Charité de d’Île d’Orléans

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En ce dimanche 2 août,  la liturgie de la messe nous présente le texte de l’évangile de saint Mathieu sur la multiplication des pains (14,13-21). Certains ont rétréci ce texte en disant que Jésus avait fait en sorte que les gens ont partagé leur nourriture. Avec une telle approche, on en venait à ignorer le sens eucharistique de ce texte alors qu’il y a un lien profond entre la multiplication des pains et l’institution de l’eucharistie. En voici quelques indices.

Le texte utilise l’expression « le soir venu »; or cette même expression est reprise lors du dernier repas de Jésus où il est dit : «  le soir venu, Jésus était à table avec les Douze ». Nous avons là un indice qui fait le lien entre la multiplication des pains et l’institution de l’eucharistie.
De plus, ce passage de la multiplication prend les mêmes mots que Jésus prendra pour instituer l’eucharistie : « il prit le pain, il le bénit, il le rompit et le donna à… » et ce sont ces mêmes verbes que nous prenons lors de la messe.
À cela nous pouvons ajouter que ce passage nous situe dans le désert. Or le désert est le lieu où le Seigneur a nourri son peuple de la manne. Saint Jean nous rappellera les paroles de Jésus qui dira qu’il est, lui, la vraie manne, le vrai pain descendu du ciel et que celui qui mange sa chair et boit son sang a la vie éternelle.
Voilà donc trois points qui nous amènent à ne pas réduire la multiplication des pains au seul partage matériel auquel Jésus les aurait conviés. Ce texte nous fait entrer dans ce beau et grand Mystère de notre foi en Jésus-Eucharistie.

Cependant nous ne devons pas non plus réduire ce texte à la seule célébration eucharistique. L’Eucharistie nous amène au partage avec nos frères et sœurs; nous devons en agrandir le sens qui nous porte vers le prochain. Le Seigneur Jésus pourrait nous dire : « Tu me reconnais dans le pain eucharistique et tu as bien raison. Maintenant reconnais-moi aussi dans le frère, la sœur que tu rencontres; je suis présent là aussi. Me reconnaître dans l’eucharistie ne suffit pas; tu dois aussi me reconnaitre dans le prochain. Ainsi tu réaliseras que l’amour que tu as pour moi dans l’eucharistie et l’amour du prochain ont tous deux une même Source… mon Corps livré pour toi, mon Sang versé pour toi. Je t’ai partagé mon être tout entier pour que toi aussi tu entres plus avant dans le partage de toi-même.  Participer à l’eucharistie doit agrandir l’espace de ton cœur ».

Capsule no 17 de l’abbé Jacques Binet

Redécouvrir Dieu

Depuis mars dernier, la pandémie du coronavirus nous a forcé à nous retrancher, à prendre un peu de recul face à notre rythme de vie habituel. Cela c’est fait facilement ou moins facilement selon les personnes. Pendant quelques semaines, on a comme perdu nos points de repère habituels.

Quelle évaluation faisons-nous de tout cela? Prendre du recul ou s’arrêter pour mieux repartir, repartir plus forts, c’est loin d’être négligeable. De nous-mêmes, ce n’est pas toujours évident de s’arrêter. Nous vivons dans une société où tout va si vite autour de nous.

Mais « la pause », même forcée, peut produire en nous des fruits bénéfiques en ce qu’elle nous force à faire le point, à réfléchir sur divers aspects de la vie et ainsi repartir plus forts d’une réflexion approfondie. Il a fallu faire de petits deuils en église depuis quatre mois, deuil de célébrations eucharistique dominicales, et en semaine, deuil de la fermeture des chapelles d’adoration, deuil des célébrations liturgiques ayant trait aux funérailles, aux baptêmes et aux mariages. On est maintenant en mesure de constater que l’expression de notre vie liturgique n’est plus comme avant. Il nous arrive même de nous ennuyer des activités ecclésiales prépandémie.

Que cet état de « pause » forcée produise en nous des effets positifs. Qu’Il nous redonne le goût encore plus aigu de vraiment rencontrer le Christ vivant dans les sacrements. Que la reprise des célébrations eucharistiques dominicales nous redonne le goût encore plus vif d’aller rencontrer le Seigneur et de nous nourrir de son pain de vie. « Avoir été privés » pour apprécier encore davantage ce qui nous a toujours été donné gratuitement, voilà peut-être un des fruits qu’aura produit pour nous la pandémie.

Jacques Binet, ptre, 
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration.


 

Capsule no 16 de l’abbé Jacques Binet

Où est Dieu?

Depuis le début de la pandémie, on a peu entendu parler de Dieu au niveau social ni dans les médias. Les préoccupations propres à la vie spirituelle ont comme été mises sur la voie d’évitement. Si bien qu’il s’en dégage un sentiment d’absence presque complète de Dieu dans une situation pourtant sérieuse pour nous tous et pour l’humanité.

Est-ce que c’est Dieu qui a décidé d’être absent ou serait-ce le fait que nous ne l’avons pas invité à nos délibérations face à cette crise. Que pense-t-il de cette pandémie? Les considérations sanitaires et logistiques ont tellement pris de place que le Seigneur n’avait plus la sienne. Serait-ce que les préoccupations d’une société laïque et sécularisée ont tellement retenu l’attention que les aspects d’ordre spirituel se rapportant à Dieu ont été jugés comme non pertinents et même secondaires.

Où ont été les mots d’encouragement dans les médias pour nous rappeler que même dans un état de crise, le Seigneur nous restait présent, peut-être même plus que jamais. Et que ce même Seigneur avait encore son mot à dire dans la gestion de nos vies humaines en ce temps spécial de pandémie. Dieu n’est pas étranger à ce qui se passe sur la terre et dans son Église. Bien au contraire! Il nous reste présent par son Esprit Saint. Aurions-nous avantage à le consulter davantage et à lui redonner le rôle qui lui revient de droit, celui d’être notre créateur, un Créateur qui a un immense souci pour ses créatures et toute la création. Ne nous a-t-il pas dit qu’il serait avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps.

Jacques Binet, ptre,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration

Capsule no 15 de l’abbé Jacques Binet

Savoir apprécier

Le « déconfinement » est devenu réalité pour la grande majorité des citoyens même si certaines mesures de sécurité sont toujours en vigueur. Un certain nombre d’églises sont maintenant accessibles pour la célébration eucharistique dominicale, les baptêmes et les funérailles. La formule a été modifiée et l’accessibilité réduite, me direz-vous, mais c’est néanmoins un départ.

Que ce « jeûne » des célébrations eucharistiques, du Pain de Vie, des célébrations de funérailles, se transforme en désir intense de renouer avec l’Essentiel de notre foi si bien représenté dans l’Eucharistie qui réactualise pour nous la mort et la résurrection du Seigneur. Que ce jeûne spirituel de plus de trois mois nous fasse apprécier encore davantage la richesse profonde dont le Christ nous a fait en instituant l’Eucharistie, le soir du Jeudi Saint. Il voulait alors nous rester présent par son Pain de vie. Encore aujourd’hui, il veut nous redire sa présence dans ce geste à la fois si humble et si profond.

Profitons-en! Soyons dans l’action de grâce face à un Dieu qui se fait si proche chaque fois qu’on le reçoit à l’Eucharistie. Et ne désespérons pas de le revoir aussi un jour à la chapelle d’adoration.

Jacques Binet, ptre,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration

Capsule du 13 juillet de l’abbé Yvon Bilodeau

Les fleurs du désert

Le confinement fini,
nous entrerons dans la vie dite normale.

C’aura été un long désert,
désert de solitude pour bien des gens.

Pourtant cet éloignement nous a permis d’apprivoiser de nouvelles façons d’être proches, de communiquer, avec un sens plus aigu de la solidarité, du respect de l’autre. Et la pandémie aura poussé des personnes à la limite du don d’elles-mêmes.

Ce sont les fleurs qui ont éclos dans ce désert. Grâce à elles, notre société est devenue plus humaine.

Dommage si nous allions perdre ces acquis!

Alors je vous suggère,
au sortir de ce confinement
de

transplanter quelques fleurs du désert
dans votre jardin de vie.

Avec la grâce de Dieu, ça va bien aller!

Yvon Bilodeau, ptre

Capsule no 14 de l’abbé Jacques Binet

Plus que la manne…

Le 14 juin dernier, la fête du Saint Sacrement était inscrite au calendrier liturgique, la « Fête-Dieu » comme on disant dans le temps. Cette fête nous rappelle toute l’importance et toute la dignité rattachée au Corps et au Sang du Christ, donc à la célébration et à l’adoration eucharistique qui en découlent.

Dans la première lecture de ce dimanche, tirée du livre du Deutéronome, Moïse dit au peuple d’Israël : « Cette longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert, le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire passer par la pauvreté… Il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne pour que tu saches que l’homme ne vit pas seulement de ce pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.

Le pain de Vie est pour nous La nourriture des nourritures spirituelles. Mais tout ne s’arrête pas là. Accueillir en nous la volonté de Dieu est aussi une nourriture spirituelle. La Parole de Dieu est aussi une nourriture spirituelle. La prière quelle qu’en soit la forme, est aussi une nourriture spirituelle, « Tout ce qui vient de la bouche du Seigneur est aussi une nourriture spirituelle,

En ce temps spécial de pandémie qui, ces jours-ci semble se faire plus discrète, il n’est pas contre indiqué de changer de menus spirituels; au contraire, adaptons notre menu aux circonstances présentes. Après tout, l’essentiel n’est-il pas de se nourrir de Dieu et de se maintenir en vie, spirituellement.

Jacques Binet, ptre,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration


 

Capsule no 13 de l’abbé Jacques Binet

L’invasion de l’Esprit Saint

Il y a quelques semaines, nous avons vécu en Église la très belle fête de la Pentecôte, fête qui, à mon humble avis, n’a pas toute la résonnance qu’elle devrait avoir dans notre expression liturgique. C’est une fête importante à n’en pas douter. C’est la fête de l’Église où Dieu a manifesté aux apôtres et à son Église naissante qu’il serait avec elle tous les jours jusqu’à la fin des temps. Il y a donc de quoi à être rassuré.

Que l’Esprit Saint, de façon infiniment plus subtile qu’un virus, nous envahisse, qu’il nous envahisse complètement, dans toute notre personne, au point de devenir malade de la maladie d’Amour, Amour que personnifie si bien l’Esprit du christ ressuscité. Que l’Esprit du Seigneur nous « contamine » tellement que toute notre personne en soit imbibée, et que notre vie en soit grandement influencée. Loin de nous éloigner des autres, de nous en distancier, que l’Esprit Saint nous porte à aller plutôt à leur rencontre. Il y a là quelque chose qui relève peut-être de l’utopie. Mais de temps en temps, dans la vie, il fait bon de savoir rêver.

Le coronavirus s’est répandu sur l’humanité comme une trainée de poudre. Vivons ensemble de l’amour du Seigneur qui est déjà en nous. Partageons-le, et répandons- le autour de nous. Oui, répandons-le autour de nous. Pourquoi faudrait-il que les virus se répandent si facilement. L’amour aussi est appelé à se partager, à se répandre. C’est même une de ses caractéristiques fondamentales. Permettons-lui de suivre ce pourquoi il a été créé et qu’il nous a été donné.

Jacques Binet ptre,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration.

Pour la Divine Volonté

L’abbé Mario St-Pierre

En raison de ses obligations pastorales, M. l’abbé Mario St-Pierre ne pourra plus nous faire parvenir ses capsules.

Réflexion du père René Larochelle : étape 8

En remplacement de l’enseignement que le père René Larochelle devait donner en l’église de St-Étienne pour le mois de Marie, celui-ci nous a proposé une réflexion en 8 étapes que nous publierons au même rythme que les capsules des autres prêtres.

Écoute avec l’oreille du cœur.
Adorer en Marie.
8ème pas dans l’adoration
Cette expérience de Marie comme mère du Christ est la substance de la vie en Marie.

Les touches de Marie provoquent une totale confiance : elle fait connaître et croire en l’amour de Dieu pour nous. L’école du Marie n’est rien d’autre que l’école du service du Seigneur. L’action de Marie nous donne une touche et un degré de paix sûrs.

Marie garde en elle-même l’enseignement du service du Seigneur. Si ses leçons sont reçues avec sincérité, Jésus devient réel. Les touches de Marie rendent le simple extrêmement beau.

Les amis de Marie sont comme elle, totalement ordinaire. L’action de Marie rend les purifications douces. Nous en venons à lui répéter : Bénie es-tu entre toutes les femmes.

René Larochelle, ptre

Capsule no 12 de l’abbé Mario St-Pierre

Pour les adorateurs en confinement

Douzième capsule : « Tout offrir en action de grâce ! »

Je vous propose en cette douzième et dernière capsule une réflexion qui s’inspire d’une phrase de l’apôtre Paul que j’aime bien méditer lorsque je me présente devant Jésus au Très Saint Sacrement. C’est aussi une phrase que je répète au cours de la journée en me remettant en présence de Jésus. Cette phrase se trouve dans la lettre aux Colossiens chapitre 3, verset 17 : « Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. »

« Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites… »
L’apôtre Paul nous invite à considérer tout ce que nous faisons en parole et en action. Ce tout est absolu. Toute notre existence se trouve sous la lumière du Christ et sous le regard du Père. L’adoration eucharistique est un moment privilégié pour présenter et offrir au Père tout ce qui constitue notre vie.
Question personnelle :

Je peux donc me poser la question pour ma prochaine heure d’adoration : quand je viens adorer Jésus, comment est-ce que j’amène avec moi tout ce que je vis, tout ce que je fais, tout ce que je dis, pour le présenter au Père ?

« que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus… »
De nouveau, l’apôtre Paul utilise un terme qui indique l’absolu et l’entièreté : « toujours ». Paul dans de nombreuses lettres exhorternt à vivre ce « toujours » de la prière et de l’action de grâce (cf. Éphésiens 5, 20 : « En tout temps, à tout sujet, rendez grâce à Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus Christ » ; Philippiens 4, 6 : « Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute occasion, par la prière et la supplication accompagnées d’action de grâce, faites connaître vos demandes à Dieu » ; 1 Thessaloniciens 5, 18 : « rendez grâce en toute circonstance, car c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus »). Si nous prenons une heure d’adoration, c’est bien pour nous replonger dans ce « toujours ». « Que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus ». Ici Paul nous invite à invoquer le Nom de Jésus. Pour un Hébreu comme Paul, le « Nom » de Dieu a une telle signification qu’il est imprononçable. Le Nom, en hébreu « hashem », nous met directement en présence de Celui qui est invoquée. Il faut donc reconnaître la puissance de ce Nom qui est présence de Dieu.

Question personnelle :
Pour nourrir votre méditation personnelle, je vous propose une autre question. Sachant que le Nom de Jésus que je répète ou que je prononce dans toutes les réalités de ma vie le rend présent, qu’est-ce que je peux faire pour intensifier davantage dans mon quotidien, l’invocation du Nom de Jésus ?

« …en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. »
« Action de grâce » : Paul utilise le verbe grec « eucharistein » ! Tout en nous est appelé à être eucharistie en Jésus, pour la gloire du Père. La doxologie qui termine la prière eucharistique à la messe est une invitation à être dans toute notre existence « action de grâce ». C’est pourquoi il faut savoir dire de tout cœur avec amour et foi : « Par lui, avec Lui et en Lui, à toi Dieu le Père tout-puissant dans l’unité du Saint-Esprit tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles. Amen » Vous l’avez remarqué, l’eucharistie dans laquelle nous sommes et devenons est trinitaire et appelle l’offrande de toute notre vie. Je prie de tout cœur pour que votre prochaine heure d’adoration vous plonge totalement dans cet amour brûlant du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.

Je vous souhaite une magnifique heure d’adoration. Soyez bénis.

Père Mario St-Pierre

Capsule no 12 de l’abbé Jacques Binet

La « contamination » de l’amour

Depuis quelques mois, on parle beaucoup de distanciation sociale et physique, dans le contexte de la pandémie du coronavirus. Être séparés de 2 mètres pour ne pas se contaminer les uns les autres : voilà ce que nous proposent les responsables de la santé publique. Un virus, un simple virus, si petit soit-il, nous a amenés à nous tenir à distance.

Il en va tout autrement du « virus » de l’amour du Seigneur pour nous. Loin de nous éloigner de lui et des autres, ce « virus » veut nous faire entrer plus en profondeur dans son intimité et nous inciter à la rencontre accrue avec l’autre.

Laissons-nous contaminer par ce « virus » de l’amour. N’ayons pas peur! Laissons la pandémie de l’amour du Seigneur s’étendre en chacun de nous, autour de nous et au delà même de nos frontières. Laissons l’Esprit du Christ ressuscité être à l’œuvre en nous. Alors « contaminés » par le feu de l’Esprit, nous pourrons à notre tour contaminer ceux et celles qui nous entourent. Ainsi la société dans laquelle nous vivons ne sera jamais plus la même.

Jacques Binet ptre,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration.


 

Capsule no 11 de l’abbé Mario St-Pierre

Pour les adorateurs en confinement

Onzième capsule : « Cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ !

Ce message que nous avons entendu dans la 2e lecture de Paul aux Romains en ce 12e dimanche du temps ordinaire, nous éclaire sur ce que nous vivons actuellement en cette période de « déconfinement ». L’apôtre Paul rappelle à toute l’Église un message fondamental et essentiel. Il n’y a de salut que dans la mort et de la résurretion du Christ. Jésus est le seul et unique sauveur. Il n’y a pas d’autre médiateur. C’est pourquoi les paroles de l’apôtre sont si percutantes et claires. Saint Paul écrit : « En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ. » (Rm 5, 15)

Il ne faut pas hésiter à le dire. La période de confinement a été pour plusieurs un événement traumatisant. Il s’agit bien d’une épreuve qui a des conséquences non seulement sur la vie sociale, politique et économique, mais aussi sur la vie ecclésiale. L’Église a été privée de son droit d’exprimer publiquement et librement sa foi. Bien sûr, il ne s’agit pas d’être irresponsable dans l’application des consignes sanitaires. Mais en cette période de déconfinement, il n’est pas difficile de constater une injustice imposée non seulement aux communautés chrétiennes mais aussi à d’autres groupes religieux. Je n’ai pas ici à expliquer en détails cette situation, vous pouvez faire vous-mêmes votre analyse. Le constat général est donc clair. L’Église vit une situation d’injustice. Comment devons-nous répondre à cette épreuve ?

Dans le contexte qui est le nôtre, nous devons redoubler d’ardeur dans la prière, la louange et l’adoration pour demander la « grâce du Christ », grâce sans laquelle il est difficile de tenir en temps d’épreuve. D’ailleurs, les textes liturgiques de ce dernier dimanche nous expriment les choses très clairement. Jérémie, le prophète le plus persécuté de la Bible, prie Dieu avec confiance : « Seigneur Dieu de l’univers… » (Jr 20, 10-13) Relisez bien ce passage biblique où on voit comment le prophète présente à Dieu ses persécuteurs.

Dans l’Évangile, Jésus nous dit aussi les choses très clairement : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. » (Mt 10, 28) Seule la grâce du Christ nous permettra d’être fidèle en cette période d’épreuve, seule la grâce du Christ nous permettra de retrouver notre engagement à l’heure hebdomadaire d’adoration, pour que notre âme soit restaurée, guérie, libérée.
J’aime citer les phrases de deux saintes françaises qui ont été prononcées dans des moments de persécution et d’épreuve. Jeanne d’Arc a su répondre aux théologiens qui voulaient la condamner : « Jeanne, croyez-vous être en état de grâce ? — Si je n’y suis, Dieu veuille m’y mettre ; si j’y suis, Dieu veuille m’y tenir. » (Procès de Jeanne d’Arc, 24 février 1431. Et dans les semaines qui ont précédé sa mort, de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, alors qu’elle ne pouvait plus communier en raison de sa maladie, a su répondre à ses sœurs inquiètes : « Tout est grâce ».
En ce temps de déconfinement, demandons la grâce du Christ qui seule permettra la guérison de ce traumatisme communautaire, qui permettra la libération de nos peurs, qui donnera le courage de pardonner devant une injustice flagrante. Seule la grâce du Christ que nous contemplons et adorons au Très Saint Sacrement de l’eucharistie sera notre salut et notre joie.
Soyez comblés de la paix et de la grâce du Christ Jésus.

Père Mario St-Pierre, dé-confiné en Jésus…

Capsule no 11 de l’abbé Jacques Binet

En dehors de la carte!

Voilà déjà trois mois que nous sommes en état de confinement plus ou moins partiel. Heureusement que depuis un certain temps on sent ici et là un petit air de « déconfinement » dans quelques secteurs bien identifiés.

La réouverture des églises se laisse attendre. Les églises sont en queue de peloton, suivant en cela les recommandations des autorités gouvernementales et de la santé publique.

L’Église n’a été que peu présente dans les médias dans ce contexte de pandémie. On a beaucoup parlé santé, et ça va de soi. On a parlé d’économie, de relance économique. On a parlé famille, éducation. On a abordé divers aspects de la vie tels le stress et la violence engendrée par le confinement et j’en passe. Mais rarement a- t-on parlé de la dimension spirituelle dans le contexte de cette pandémie. Et pourtant, le spirituel n’est-il pas une composante importante chez les hommes et les femmes qui, par surcroit, sont les créatures de Dieu, les enfants de Dieu. Comment pourrait-on l’oublier! Jamais autant, dans le cadre de cette pandémie, n’ai-je senti aussi profondément que le Québec était maintenant une société laïque bien établie.

Jacques Binet ptre,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration.


 

Réflexion du père René Larochelle : étape 7

En remplacement de l’enseignement que le père René Larochelle devait donner en l’église de St-Étienne pour le mois de Marie, celui-ci nous a proposé une réflexion en 8 étapes que nous publierons au même rythme que les capsules des autres prêtres.

Écoute avec l’oreille du cœur.
Adorer en Marie.
7ème pas dans l’adoration
3. Avec Marie au désert.

La vie spirituelle du chrétien croît à travers les différents stages de l’histoire de Marie. Mais la Mère de Jésus devient un model extérieur et une vie intérieure au-dedans de Lui, partageant sa vie au désert.

Que signifie vivre avec Marie au désert ?

C’est le paradoxe essentiel de la vie en Marie. Elle préfère rester dans l’ombre. Elle est si pénétrée par l’Esprit Saint qu’elle se répète continuellement la parole de Jean le Baptiste : « il doit croître, je dois diminuer». Marie est déconcertante parce qu’elle ne fait pas son activité de façon voyante.

Elle ne fait aucune activité flamboyante. Elle ne cherche pas à impressionner le monde par des actions extraordinaire. L’humilité de cœur est son principal trait de caractère.

Par l’humilité du cœur, il est possible d’expérimenter dans la vie chrétienne l’amour personnel de Marie. La condition nécessaire est une prière en complète dépendance de Marie.

Lorsque nous grandissons dans la connaissance de Marie, nous vivons une saine tension entre le deux maternités. Marie est la mère de Jésus mais aussi ma vraie et propre mère. Et lentement les deux aspects se fusionnent en moi : Marie est ma vraie mère parce qu’elle forme le Christ en moi.

René Larochelle, ptre

Capsule no 10 de l’abbé Mario St-Pierre

Pour les adorateurs en confinement

Dixième capsule : « Quatre questions eucharistiques ! »

Nous sommes toujours dans la joie de cette célébration du 20e anniversaire de l’ouverture de la chapelle d’adoration à l’église du Très-Saint-Rédempteur. Cette chapelle a été inaugurée le 11 juin 2000, en la fête de la Pentecôte. Ce dimanche 2020 nous célébrons la fête du Très Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, la fête de l’Eucharistie. Cette fête peut nous éclairer sur cet anniversaire que nous célébrons.

De nouveau, je m’inspire des textes de la parole de Dieu de ce dimanche pour nous aider à vivre notre heure de méditation. L’Église nous propose trois textes bibliques dans lesquels nous retrouvons quatre questions fondamentales : une question dans la 1ère lecture tirée du livre du Deutéronome, deux questions dans la 1ère lettre de Paul aux Corinthiens et une question dans l’Évangile de Jean dans le Discours sur le pain de vie.

1ère question : le Seigneur “voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le coeur : allais-tu garder ses commandements, oui ou non ?” Cette question posée par Dieu par la bouche de Moïse se trouve au livre du Deutéronome 8, 2. Vous l’avez sans doute remarquer, chaque fois que nous célébrons l’eucharistie, nous prenons d’abord le temps d’examiner notre conscience. Le prêtre nous invite à reconnaître que nous sommes pécheurs et que nous avons besoin de la miséricorde de Dieu. Le temps d’adoration que nous vivons est aussi un temps de mise à l’épreuve. Le Seigneur présent dans l’Hostie vient scruter notre coeur. Il veut savoir ce qu’il y a dans notre coeur. Est-ce que mon coeur est vraiment ajuster au commandement ? Et nous pensons bien sûr au grand commandement de l’amour de Dieu, du prochain, de soi-même.

2e et 3e questions : Elles se retrouvent toutes les deux dans la première lettre de saint Paul aux Corinthiens. “Frères, la coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons n’est-il pas communion au corps du Christ ?” (1 Co 10, 16) Dans ces deux questions, notre foi est appelée à grandir dans trois domaines. 1. Est-ce que nous croyons que le pain et le vin que nous consacrons à l’eucharistie ne sont plus du pain et du vin, mais réellement le corps et le sang du Christ ? 2. Ce n’est pas tout de prendre conscience de la présence réelle du Christ. Est-ce que nous reconnaissons que, dans ce repas, le Christ actualise le mystère de notre salut ? Dans ce repas pascal, est-ce que nous croyons que Jésus, l’Agneau de Dieu, renouvelle l’événement de sa mort et de sa résurrection pour nous ? 3. Dans les deux questions posées par Paul, nous retrouvons le mot “communion”. De fait, la lettre aux Corinthiens décrit une communauté divisée et faisant face à des nombreux problèmes. Est-ce que nous croyons que l’eucharistie que nous célébrons ne fait pas que nous donner le Christ et son salut, mais nous donne l’Église, corps du Christ ? Est-ce que nous croyons que le miracle de la “communion” est vraiment donné dans la célébration du corps et du sang du Christ offert pour la vie et le développement de l’Église, corps du Christ ?

3e question : cette question se trouve dans l’Évangile de Jean au chapitre six, dans le discours sur le pain de vie. Elle est posée par les Juifs qui se querellent entre eux. Malgré ce contexte de division et de débat, la question garde toute son actualité : “Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ?” (Jean 6, 52) Peut-être faut-il pour bien répondre à cette question relire tout le chapitre 6 de saint Jean ? Notre compréhension du mystère de l’Eucharistie ne peut que s’enrichir de ce grand texte de l’Évangile selon saint Jean. Je vous souhaite une bonne, belle et profonde méditation eucharistique !

Père Mario St-Pierre, dé-confiné en Jésus…

Capsule no 10 de l’abbé Jacques Binet

En attendant…

L’expression eucharistique de notre vie de foi est sur « pause » depuis quelque trois mois. C’est un lourd sacrifice pour les personnes assidues aux célébrations ainsi qu’à l’adoration eucharistique. Une pause qui pourrait nous faire désirer encore davantage la proximité et les bienfaits du Christ eucharistique.

Mais la vie continue! Et même si le pain eucharistique est parmi les moyens privilégiés de l’intimité avec le Seigneur, il n’est pas le seul. Le 31 mai dernier, nous avons célébré la belle fête de la Pentecôte où l’Esprit du Christ ressuscité est descendu sur Marie et les apôtres, faisant d’eux des témoins privilégiés de l’Église naissante.

Ce même Esprit, nous l’avons tous reçu à notre baptême,. Sa présence en nous est aussi un autre moyen privilégié d’être en compagnie du Seigneur. Prenons-en conscience. Laissons-le agir en nous. Et comme pour les apôtres, il fera de nous des témoins du Ressuscité, rempli de sa lumière, de sa force et de son amour.

Jacques Binet ptre,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration.


 

20ème anniversaire de la chapelle d’adoration de Saint-Rédempteur

Le jeudi 11 juin sera le 20ème anniversaire de la chapelle d’adoration de Saint-Rédempteur. Malheureusement, la pandémie du coronavirus nous empêche de célébrer cet évènement comme il se doit.

Au cours de la messe de dimanche, l’abbé Laurent Gouneau  soulignera le 20ème anniversaire de notre chapelle.

Si vous le désirez, vous pourrez suivre cette messe sur le site de la Paroisse-Saint-Nicolas-de-Lévis.

Réflexion du père René Larochelle : étape 6

En remplacement de l’enseignement que le père René Larochelle devait donner en l’église de St-Étienne pour le mois de Marie, celui-ci nous a proposé une réflexion en 8 étapes que nous publierons au même rythme que les capsules des autres prêtres.

Écoute avec l’oreille du cœur.
Adorer en Marie.
6ème pas dans l’adoration
Après son assomption,

Son assentiment à la Parole de Dieu est totalement accompli. Maintenant sa vie comme Mère du Christ, est elle-même un travail de l’Esprit Saint qui peut être continué et répandu à travers ses enfants dans l’Église.

Elle vit réellement au-dedans de ses enfants non seulement comme une inspiration mais dans la plus intime compagnie du Christ glorifié. Unie à Lui dans indissoluble lien, associée d’une noblesse unique, préparant ses enfants par la puissance de l’Esprit à une union parfaite avec son Fils.

L’accomplissement du croyant, à la suite de Marie, consiste à se laisser envahir par la Parole et l’Esprit de Dieu, et à répondre dans une complète obéissance.

Il veut devenir comme Elle :

Un serviteur sur qui la Parole domine totalement. Il voit que c’est la vraie forme de créativité et d’être porteur de fruits au milieu des hommes. La grâce mariale relativise en lui toute autre normes ou méthodes de maturité humaine.

René Larochelle, ptre

Capsule no 9 de l’abbé Mario St-Pierre

Pour les adorateurs en confinement

Neuvième capsule : « Je tombe à genoux devant le Père »

Cette semaine, nous célébrerons le 20e anniversaire de l’ouverture de la chapelle d’adoration eucharistique à l’église du Très-Saint-Rédempteur. Cette chapelle a été inaugurée le 11 juin 2000. J’aimerais exprimer toute ma joie, mon action de grâce et ma reconnaissance pour l’oeuvre de Dieu dans ce lieu de prière et d’adoration. Oui, joie et action de grâces pour tant et tant de personnes qui ont prié dans ce lieu, pour tant et tant de grâces reçues en ce lieu. Oui, Joie et action de grâces pour l’oeuvre puissante de l’Esprit Saint qui a permis à de nombreuses personnes de vivre l’adoration eucharistique. Je ne peux m’empêcher d’utiliser les mots de Paul dans sa lettre aux Éphésiens chapitre 3, versets 14 à 21.

14-15 C’est pourquoi je tombe à genoux devant le Père de qui toute paternité au ciel et sur la terre tient son nom. Il s’agit bien d’un geste concret et physique où l’adorateur exprime avec tout son corps son acte foi foi, son adoration à l’égard du Père. En fléchissant le genoux devant Jésus Hostie, animé par l’Esprit Saint, nous pouvons vraiment adorer le Père en esprit et en vérité dans ce mouvement d’amour et de reconnaissance.

16 Lui qui est si riche en gloire, qu’il vous donne la puissance de son Esprit, pour que se fortifie en vous l’homme intérieur. Cet acte d’adoration à l’égard du Père, dans la grâce du Christ et le feu de l’Esprit Saint nous permet, pour reprendre les mots de Paul, de fortifier notre être intérieur. Notre âme, notre cœur, notre esprit ont besoin de cet amour vivifiant qui nous fortifie et nous remplie de dynamisme.

17 Que le Christ habite en vos coeurs par la foi ; restez enracinés dans l’amour, établis dans l’amour. Paul utilise deux images concrètes pour nous parler de ce qui se passe dans notre être intérieur lorsque nous adorons le Père : l’image de la demeure (il habite en nos cœurs) et l’image de l’arbre (nous sommes enracinés dans son amour). Ce sont des images bibliques constamment reprises dans la Bible pour nous parler de ce que Dieu accomplit en nous lorsque nous le prions.

18 Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur… Dans cette phrase, ce que j’aime le plus ce sont les points de suspension. Paul n’arrive pas à compléter sa phrase. Il fait l’expérience d’un amour si grandiose, infini, inépuisable, éternel qu’il n’arrive plus à trouver les mots…

19 Vous connaîtrez ce qui dépasse toute connaissance : l’amour du Christ. Alors vous serez comblés jusqu’à entrer dans toute la plénitude de Dieu. L’adoration eucharistique nous fait pressentir cette plénitude…

Et je termine avec les versets 20 et 21, sans commentaire. Vous comprendrez par vous-mêmes.
20 À Celui qui peut réaliser, par la puissance qu’il met à l’oeuvre en nous, infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même concevoir, 21 gloire à lui dans l’Église et dans le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles.  Amen. Oui joie et action de grâce pour ces 20 années d’adoration eucharistique… Soyez bénis, abondamment bénis.

Père Mario St-Pierre, dé-confiné en Jésus…

Capsule no 9 de l’abbé Jacques Binet

Creuser le désir de Dieu

Être privé de quelque chose n’est pas que négatif. Le fait d’en être privé nous fait d’abord réaliser les bienfaits et la richesse que nous procurait «la chose en question ».

Il pourrait en être de même pour l’absence de l’Eucharistie et l’adoration eucharistique, en ce temps de pandémie. Être privé pour mieux apprécier ce que l’on recevait gratuitement. Être privé pour creuser encore davantage le désir de retrouver le Christ dans son Corps eucharistique et ainsi entrer encore plus avant dans son intimité.

Être privé, ce n’est pas que négatif, surtout que si l’on considère que l’on saura apprécier encore davantage le bien qui nous sera de nouveau proposé, en l’occurrence, la communion et l’adoration eucharistique, en ce qui nous concerne.

Ressentir le vide, le manque pour mieux les combler. Voilà ce qui est à notre portée et ce temps de pandémie.

Jacques Binet ptre,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration


 

Réflexion du père René Larochelle : étape 5

En remplacement de l’enseignement que le père René Larochelle devait donner en l’église de St-Étienne pour le mois de Marie, celui-ci nous a proposé une réflexion en 8 étapes que nous publierons au même rythme que les capsules des autres prêtres.

Écoute avec l’oreille du cœur
Adorer en Marie
5ème pas dans l’adoration
Au pied de la Croix

La prière de présence s’est transformée en prière de l’absence, mais maintenant à un niveau plus élevé, à un niveau de totale disponibilité, d’amour éprouvé et d’oblation dans la nuit et la contradiction.

Au pied de la Croix, marie est vraiment la mère du priant, et aussi le chemin de sa vie en Christ. Elle est son guide et son refuge, le lien qui l’unit aux membres de sa nouvelle famille.

Dans l’attente de la Pentecôte, les apôtres apprirent de Marie la prière de Désir. Comme le disciple bien-aimé, Jésus nous a appelés à prendre Marie chez nous pour qu’elle devienne une part intégrale de ce qui fait de nous des enfants de Dieu.

Après l’Ascension et la Pentecôte, l’humanité de Jésus est plus présente pour Marie que jamais, mais non palpable pour les sens ou pour l’imagination.

Jésus ressuscité est expérimenté par Marie dans la foi, comme le principe d’un nouvelle vie, la source de l’eau vive, embrasée dans un consentement nuptial du plus profond de son être.

Elle continue de méditer dans son cœur tous les évènements de la vie du Christ. Elle répond aux questions des premiers disciples.

René Larochelle, ptre

Capsule no 8 de l’abbé Mario St-Pierre

Pour les adorateurs en confinement

Huitième capsule : « Viens, Esprit Créateur »

En ce dimanche de Pentecôte, j’aimerais tout simplement vous offrir un florilège de citations bibliques sur l’Esprit Saint. Il y a de nombreux versets bibliques qui nous parlent de l’Esprit Saint. J’aimerais en guise de méditation vous offrir ce bouquet spirituel pour nous aider à plonger dans cette relation d’amour que nous vivons dans l’Esprit Saint. Toutes ces citations m’inspirent personnellement. Elles m’invitent constamment à approfondir ma relation personnelle avec l’Esprit qui est Seigneur et qui nous fait vivre. Sans cesse il nous renouvelle dans notre communion de foi et d’amour avec le Père et le Fils. Que ces quelques citations glanées ici et là dans la Parole de Dieu vous aident également à faire cette expérience étonnante de la vie dans l’Esprit.

Une première citation que j’aime mémoriser est tirée de la lettre de Paul aux Romains chapitre 5, verset 5 : « L’amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. »

Toujours dans Romains chapitre 8, je vous lis plusieurs versets :
Verset 11 : « Et si l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité Jésus Christ d’entre les morts, donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous. »

Verset 14 : « En effet, ceux-là sont fils de Dieu qui se laissent agir par l’Esprit. »

Verset 15 : « Vous n’avez pas reçu un esprit qui vous rende esclaves et vous ramène à la peur, mais un Esprit qui fait de vous des fils adoptifs et par lequel nous crions : Abba, Père. »

Dans 1 Corinthiens 12, 7 : « À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien. »

Dans Galates 5, 22-23 : « Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. »

J’aime bien aussi ces cinq versets que j’aime appeler les cinq commandements de l’Esprit Saint : Dans 1 Thessaloniciens 5, 19 : « N’éteignez pas l’Esprit ».
Dans Éphésiens 4, 30 : « N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu ».
Dans Éphésiens 5, 18 : « Soyez plutôt remplis de l’Esprit Saint ».
Dans Romains 12, 11 : « Ayez du zèle sans nonchalance, restez dans la ferveur de l’Esprit… »
Dans Galates 5, 25 : « Puisque l’Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l’Esprit. »

Et je termine avec deux paroles de Jésus dans l’Évangile selon saint Jean :
16, 13 : « Quand vous recevrez l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière ». 20, 22 : « Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et leur dit : “Recevez l’Esprit Saint…” »

Et vous, quelle est la parole de Dieu ou quel est le bouquet de paroles qui vous anime dans la vie de l’Esprit ?

Père Mario St-Pierre, confiné en Jésus…

Capsule no 8 de l’abbé Jacques Binet

Repartir plus forts

Au cours des dernières semaines, nous avons été contraints de changer de rythme de vie et de vivre une certaine période de confinement. À première vue, tout cela peut sembler négatif. Par exemple, au plan spirituel, nous n’avons plus accès aux célébrations eucharistiques, nourriture spirituelle par excellence. Également, les chapelles d’adoration sont fermées. C’était pourtant là où l’on pouvait entretenir des liens privilégiés avec le Seigneur. Il y a là, un manque, un grand manque! Faisons néanmoins en sorte que cette privation creuse encore davantage notre goût et notre désir de renouer avec le Christ eucharistique.

Entre temps, la vie continue. Et ce temps de pause forcée, pourquoi ne serait-il pas une occasion d’entretenir des liens avec le Seigneur, mais autrement. Pourquoi ne serait-il pas une période spéciale de croissance spirituelle par une prière quotidienne accrue :

que ce soit un temps personnel d’adoration en rejoignant l’Esprit Saint qui habite en nous depuis notre baptême;
que ce soit par la lecture et la méditation de la parole de Dieu qui nous permet d’entrer dans la pensée même de Dieu et de le faire nôtre;

que ce soit par la récitation du chapelet permettant ainsi à Marie de cheminer avec nous sur cette route de la pandémie;
que ce soit par une marche en nature qui nous permette de louer le Seigneur et de lui rendre grâce face à une nature aussi débordante de vie en ce mois de mai;

ou que ce soit de toutes autres manières de nature à vous convenir.

Que notre temps d’arrêt ne soit pas vide et perdu. Mais qu’il soit un temps accéléré de création et de vie pour refaire le plein de Dieu; un temps pour repartir encore plus fort dans l’expression même de notre amour envers le Seigneur.

Jacques Binet,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration

Réflexion du père René Larochelle : étape 4

En remplacement de l’enseignement que le père René Larochelle devait donner en l’église de St-Étienne pour le mois de Marie, celui-ci nous a proposé une réflexion en 8 étapes que nous publierons au même rythme que les capsules des autres prêtres.

Écoute avec l’oreille du cœur
Adorer en Marie
4ème pas dans l’adoration
Les qualités de sa prière avant l’Annonciation :

Elle a de profondes intuitions sur les vérités révélées à son peuple.
Elle a un intense désir que les promesses de Dieu s’accomplissent.
C’est un temps de désir, un temps de prière brûlante pour que le Messie vienne.

Après l’Annonciation

Sa prière de désir devient une prière de présence.
Sa maternité elle-même devient une prière, une méditation du cœur.
Les croyants sont appelés à cette prière de présence car l’adoration accroit la prière de désir.

Jésus à douze ans

Jésus la prépare à l’absence du Verbe, Marie apprend comment vivre dans l’espérance pendant de perplexité, de noirceur et de contradiction. Elle accepte la divine leçon de jésus qui la prépare à une nouvelle présence, celle de l’Esprit Saint.

René Larochelle, Ptre

Capsule no 7 de l’abbé Mario St-Pierre

Pour les adorateurs en confinement

Septième capsule : “Père, l’heure est venue” (Jean 17, 1)

En ce septième dimanche de Pâques, l’Église nous propose la prière de Jésus telle qu’on la retrouve dans l’Évangile selon saint Jean au chapitre 17. Cette prière porte plusieurs noms : la prière pour la glorification, la prière pour l’unité, la prière sacerdotale. Mais depuis sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, on peut aussi l’appeler la prière pour les disciples-missionnaires. En effet, dans Histoire d’une âme, son manuscrit autobiographique, Thérèse reprend les mots de Jésus pour se les approprier et prier ainsi pour les disciples qu’elle a reçus du Père. Elle a donc prié avec les mots mêmes de Jésus. Elle a accompli une démarche audacieuse en s’identifiant pleinement à Jésus qui prie le Père pour ses disciples.

En ce temps de confinement-déconfinement, je vous invite à avoir la même audace de Thérèse et prier comme Jésus avec les mots de Jésus pour glorifier le Père. Je vous invite à reprendre les extraits de l’Évangile de saint Jean que Thérèse elle-même s’est appropriée. Thérèse écrit:

« Jésus, mon Bien-Aimé, je ne sais pas quand mon exil finira… plus d’un soir doit me voir encore chanter dans l’exil vos miséricordes, mais enfin, pour moi aussi viendra le dernier soir ; alors je voudrais pouvoir vous dire, ô mon Dieu :
Je vous ai glorifié sur la terre ; j’ai accompli l’oeuvre que vous m’avez donnée à faire (Jn 17, 4) ; j’ai fait connaître votre nom à ceux que vous m’avez donnés : ils étaient à vous, et vous me les avez donnés. (Jn 17, 6) C’est maintenant qu’ils connaissent que tout ce que vous m’avez donné vient de vous (Jn 17, 7) ; car je leur ai communiqué les paroles que vous m’avez communiquées, ils les ont reçues et ils ont cru que c’est vous qui m’avez envoyée. (Jn 17, 8) Je prie pour ceux que vous m’avez donnés parce qu’ils sont à vous. (Jn 17, 9) Je ne suis plus dans le monde ; pour eux, ils y sont et moi je retourne à vous. Père Saint, conservez à cause de votre nom ceux que vous m’avez donnés. (Jn 17, 11) Je vais maintenant à vous, et c’est afin que la joie qui vient de vous soit parfaite en eux, que je dis ceci pendant que je suis dans le monde. (Jn 17, 13) Je ne vous prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. (Jn 17, 15) Ils ne sont point du monde, de même que moi je ne suis pas du monde non plus. (Jn 17, 16) Ce n’est pas seulement pour eux que je prie, mais c’est encore pour ceux qui croiront en vous sur ce qu’ils leur entendront dire. (Jn 17, 20) Mon Père, je souhaite qu’où je serai, ceux que vous m’avez donnés y soient aussi avec moi, et que le monde connaisse que vous les avez aimés comme vous m’avez aimée moi-même.” » (Jn 17, 24) [Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Histoire d’une âme. Manuscrit C, 34r°-34v°]

En priant ainsi le chapitre 17 de l’Évangile selon saint Jean, je vous invite donc dans votre heure d’adoration ou de méditation à être audacieux comme sainte Thérèse, à vous associer pleinement aux paroles de Jésus qui prie le Père pour ses disciples. En priant ainsi, nommer les personnes que le Père vous a confiées. Priez avec l’assurance que le Père exauce ceux qui prient au Nom de Jésus, dans le Nom de Jésus Sauveur. C’est ainsi que le Père sera glorifié. Les disciples de Jésus prient comme Jésus, avec les mots de Jésus.”

Que le Père de Gloire vous exauce et vous bénisse abondamment dans l’attente ardente de l’Esprit Saint qui nous sera donné de nouveau en cette fête de la Pentecôte qui approche.

Père Mario St-Pierre, confiné en Jésus…

Capsule du 25 mai du père Yvon Bilodeau

Ça va bien aller…

Coiffé d’un arc-en-ciel, voilà notre leitmotiv en temps de crise : Ça va bien aller…
Nos dirigeants le répètent à la fin des consignes.
Nos artistes l’ont mis en musique.
Ne le disons-nous pas pour réconforter un ami quand ça va mal ? Ça va bien aller…
Réflexe optimiste quand l’avenir est inquiétant.

C’est aussi pour rassurer ses disciples avant son départ que Jésus leur dit: Ne soyez pas bouleversés…
Je vous enverrai le Paraclet, un Défenseur qui sera toujours avec vous. En d’autres mots : Ça va bien aller…
L’optimisme du croyant n’est pas béat, il est fondé :
Dans le monde vous aurez à souffrir, mais courage!
Moi je suis vainqueur du monde.

Les disciples traverseront une longue pandémie :
une lutte contre les puissances du Mal,
un combat à finir entre la Femme et la Dragon.
Mais la victoire est assurée.
Marie peut confirmer : À la fin, mon Cœur immaculé triomphera.

Oui, ça va bien aller…
Alors persévérons dans la prière et la confiance. Dieu a posé dans la nuée son arc-en-ciel!

Yvon Bilodeau, ptre

Capsule no 7 de l’abbé Jacques Binet

La prière : une lumière dans l’obscurité

Depuis plus de deux mois, nous vivons une situation sociale inédite : une pandémie mondiale qui nous atteints nous, sur notre propre terrain. Le contexte social a changé. On a dû s’habituer à de nouvelles normes et à de nouvelles façons d’agir. Plusieurs semaine de confinement ont pu nous atteindre d’une façon ou d’une autre que ce soit au plan physique, psychologique, familial, professionnel ou autrement. Le plus néfaste serait que l’on se renferme dans ces diverses dimensions à connotation négative.

C’est ici qu’interviennent les bienfaits de la prière et d’une saine relation avec le Seigneur. Il n’est pas insensible à nos préoccupations. Avec Lui, nous ne sommes pas seuls. Il est avec nous. Nous sommes avec Lui. Comme toujours, Il est solidaire de nos vies. Nous avons du prix à ses yeux. N’hésitons pas à développer encore davantage notre relation d’intimité avec lui. N’hésitons pas à accentuer notre prière. C’est là un des bienfaits de ce temps d’arrêt qui nous est imposé : nous donner plus de temps pour entrer en contact avec notre Dieu. Profitons-en.

Que ce temps qui, à première vue, semble perdu, serve au contraire à rejoindre le Seigneur et à affirmer encore davantage notre relation de vie avec lui. Alors, plus que jamais, il sera notre lumière dans ce qui aurait pu avoir des allures d’obscurité.

Jacques Binet, ptre,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration


 

Réflexion du père René Larochelle : étape 3

En remplacement de l’enseignement que le père René Larochelle devait donner en l’église de St-Étienne pour le mois de Marie, celui-ci nous a proposé une réflexion en 8 étapes que nous publierons au même rythme que les capsules des autres prêtres.

Écoute avec l’oreille du coeur
Adorer en Marie
3ème pas dans l’adoration
2. L’histoire de Marie et du croyant.

La radicale réceptivité à la Parole qui lie Marie au croyant n’est plus seulement un état statique de L’esprit.
Premièrement, il y a des années de silence qui préparent à l’Annonciation.
Marie apprend à vivre sa foi.
Elle apprend à lire l’Écriture.
Elle apprend à chercher la volonté de Dieu.
Elle apprend à méditer dans son cœur.
Elle apprend à mettre la Parole de Dieu en pratique.
Elle apprend à espérer dans les promesses de Dieu.
Elle apprend à se réjouir de vivre en pauvre de Dieu.

René Larochelle. Ptre

Capsule no 6 de l’abbé Mario St-Pierre

Pour les adorateurs en confinement

Sixième capsule : “Moi aussi je l’aimerai” (Jean 14, 15-21)

Je ne peux pas m’empêcher de reprendre l’évangile du jour pour vous aider dans cette prochaine heure de méditation et d’adoration. L’Évangile de ce sixième dimanche de Pâques nous ouvre de belles et grandes perspectives. Dans la fête de Pâques, nous avons particulièrement célébré ce qui constitue le coeur de notre foi : l’événement de notre salut dans la mort-résurrection du Christ, vrai Dieu et vrai homme. Oui le Christ Jésus nous a vraiment et réellement sauvé en donnant sa vie par amour pour nous sur la croix et Dieu l’a ressuscité d’entre les morts pour nous ouvrir ce chemin de la vie éternelle.

Mais Dieu veut davantage. Non seulement il nous sauve en son Fils, mais il veut nous donner la grâce de vivre une relation intime d’amour avec lui. La grâce que nous recevons en ces jours qui désormais nous préparent à la grande et belle fête de la Pentecôte, nous offre d’entrer au coeur de cette relation d’amour entre le Père et le Fils. Je vous invite en cette heure d’adoration à méditer les paroles de Jésus que nous avons proclamé dans l’évangile de ce dimanche.

“Vous reconnaîtrez que je suis en mon Père…” (Jn 14, )
Est-ce que je reconnais que Jésus est dans le Père ? Prenez le temps de redire cette parole de Jésus.

“Vous reconnaîtrez que… vous êtes en moi” (Jn 14, )
Là aussi, nous devons répéter au plus profond de notre coeur : est-ce que je reconnais que Jésus est en moi ?

“Vous reconnaîtrez que… moi [je suis] en vous.” (Jn 14, )
Je peux méditer et m’approprier cette parole : “Jésus en moi” .

Plus loin dans l’Évangile, Jésus affirme :
“Celui qui m’aime sera aimé de mon Père” (Jn 14, ) Aimer Jésus, c’est recevoir du Père son amour.

Et Jésus ajoute :
“Moi aussi je l’aimerai…” (Jn 14, )
Dans ce temps de prière et d’adoration, comment est-ce que je me laisse aimer par Jésus, par le Père ?

Finalement, j’ose poser la question : Mais comment cela est-il possible ? Pour bien répondre à cette question, il faut sans doute revenir au tout début de cet évangile : “Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité” (Jn 14, )

Oui, dans l’adoration eucharistique et dans la grâce de notre baptême, nous vivons tout cela. L’Esprit Saint qui nous est donné, l’Esprit d’amour nous permet d’aimer Jésus, de nous laisser aimer par Jésus, en Jésus d’aimer le Père et de nous laisser aimer par le Père. L’adoration eucharistique est une plongée dans l’amour trinitaire. Adorer en esprit et en vérité, c’est tout simplement aimer et se laisser aimer…

N’oublions pas la promesse de Jésus quand il dit : “Je prierai le Père”. Que Jésus par sa prière vous donne en plénitude son Esprit Saint, son Esprit d’amour et de paix.

Père Mario St-Pierre, confiné en Jésus…

Capsule du 13 mai du père Yvon Bilodeau

Change nos langues de bois en langues de feu

Le Père Daniel-Ange soulignait récemment les avantages du confinement, comme exemple : la chance pour un papa de prendre du temps avec son enfant. Et nous, tirons-nous du positif de notre confinement?

Les Apôtres ont profité de leur confinement au Cénacle pour implorer, avec Marie, la venue de l’Esprit.
Et le feu divin a brûlé les résistances de la peur.

Précieux temps de prière avec Marie que leur confinement!

La Pentecôte se célèbre cette année le 31 mai, jour de la Visitation
où Élisabeth fut remplie de l’Esprit.
N’est-ce pas un indice que la Vierge et l’Esprit vont œuvrer ensemble? Précieux temps pour appeler l’Esprit que ce mois de mai en confinement!

Pendant qu’un petit virus chamboule le monde
et que rien ne sera comme avant,
l’Esprit se prépare-t-il, grâce à la puissante intercession de Marie, à changer nos langues de bois en langues de feu
pour que vienne la civilisation de l’amour?

Yvon Bilodeau, ptre

13 mai 2020

Capsule no 6 de l’abbé Jacques Binet

Ne m’oubliez pas!

Depuis plus de deux mois, on nous propose une foule d’informations face à la COVID-19 : informations médicales, informations de nature économique, statistiques face aux personnes atteintes du virus, tests de dépistage, plans de déconfinement et j’en passe.

On pourrait en rester à ces considérations, mais au delà de tout cela, il me semble entendre le Seigneur nous dire : « Ne m’oubliez pas! Je suis là! Je suis plus grand que toute l’attention apportée à un virus et ses effets néfastes, quels qu’ils soient. N’est- ce pas Moi qui ai créé le monde et ses merveilles? Mon fils n’a-t-il pas sauvé le monde par le sacrifice de sa vie? » Par sa résurrection, le Christ a donné la vie au monde, vie sur laquelle la mort n’aura jamais plus aucun impact et aucun pouvoir.

Ceci est encore vrai de nos jours. Ne laissons pas les idées négatives et mortifères nous envahir et nous dicter le chemin. Que la lumière du Christ ressuscité nous éclaire et guide nos pas sur le chemin de cette pandémie. Que sa force aussi nous accompagne. Pour ce faire, que notre prière se fasse plus intense et plus sentie. Alors, notre course n’en sera que plus légère.

Jacques Binet, ptre
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration


 

Réflexion du père René Larochelle : étape 2

En remplacement de l’enseignement que le père René Larochelle devait donner en l’église de St-Étienne pour le mois de Marie, celui-ci nous a proposé une réflexion en 8 étapes que nous publierons au même rythme que les capsules des autres prêtres.

Écoute avec l’oreille du cœur
Adorer en Marie
2ème pas dans l’adoration
Écouter avec Marie

1. L’Évangile montre que Marie est bénie à cause de son ÉCOUTE de la Parole de Dieu plus que par l’acte extérieur d’avoir donné naissance au Fils de Dieu. La Parole de Dieu devint réalité en elle, ainsi le Verbe s’est fait chair de sa chair et de son sang.

Combien bénis sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la gardent. Ceux qui reçoivent chaque expression de la Parole de Dieu, l’embrasse par un acte de donation de soi-même, par la foi, ceux-ci croissent dans toutes les dimensions de leur être. Et la Parole devient chair en eux.

La radicale réceptivité à la Parole de Dieu qui constitue la véritable personnalité de Marie, est une des facettes importante de la vie spirituelle. Il sera important pour le chrétien de s’identifier à Marie dans routine quotidienne dont sa vie est remplie.

Il est vital d’apprécier, par-dessus tout, le noeud central de l’existence de Marie : son intériorité. Marie est une vie à découvrir dans l’intimité de sa conscience et de son cœur.

René Larochelle, ptre

Capsule no 5 de l’abbé Mario St-Pierre

 

Cinquième capsule : “Je suis le chemin, la vérité et la vie” (Jean 14, 1-12)

En ce cinquième dimanche du temps pascal, l’Église nous propose l’Évangile selon saint Jean au chapitre 14, versets 1 à 12. Regardons ensemble quelques affirmations clefs tirées de cet évangile pour nourrir notre méditation personnelle et nous encourager à grandir dans notre vocation d’adorateur.

1. “Demeurer” : ce verbe est abondamment utilisé dans ce passage, mais aussi dans tout l’Évangile de Jean. La première question posée à Jésus par ceux qui deviendront ses premiers disciples au tout début de l’Évangile est très significative : “Rabbi, où demeures-tu ?” (Jn 1, 38) Cette question éclaire tout l’Évangile. Elle est une clef de lecture extrêmement importante. Pour découvrir l’identité de Jésus, connaître qui il est, il faut accepter d’entrer dans une relation d’intimité. Pour connaître Jésus, il faut d’abord “demeurer” avec lui. Ainsi on comprend l’affirmation de Jésus au début de ce chapitre 14 : “Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures : sinon vous aurais-je dit que j’allais vous préparer le lieu où vous serez ?” (Jn 14, 2)

Première question d’actualisation : en ce qui concerne ce verbe “demeurer”, comment mon temps de prière et d’adoration, me permet-il de demeurer en Jésus et dans le Père ? Comment est-ce que je permets au Père et à Jésus de demeurer en moi ?

2. “Je suis le chemin, la vérite et la vie” : Jésus ne se sent pas déstabilisé par la question de Thomas qui l’interroge très franchement : “Nous ne savons pas où tu vas, comment connaîtrions-nous le chemin ?” Du tac au tac, Jésus révèle : “Je suis le chemin, la vérité et la vie, personne ne va au Père sans passer par moi.” (Jn 14, 6). Sublime et audacieuse parole de Jésus. Vous l’avez sans doute remarqué. Dans l’Évangile de Jean, Jésus ne cesse de révéler son identité à travers les différents “JE” qu’il prononce : “Je suis le pain de vie” (Jn 6, 35.41.48.51) ; “Je suis la lumière du monde” (Jn 8, 12), “Je suis la résurrection et la vie” (Jn 11, 25) ; “Je suis la vigne” (Jn 15, 1).

Deuxième question d’actualisation : En adorant Jésus-Eucharistie, suis-je capable d’entendre ces “Je suis” de Jésus ? Suis-je en mesure de répondre à Jésus : oui, tu es pour moi chemin ? tu es pour moi vérité ? tu es pour moi vie ? tu es pour moi lumière du monde ? etc. Qui est Jésus pour moi ?

3. “Qui me voit, voit le Père”. Jésus répond là aussi à une demande de son disciple Philippe : “Seigneur, montre- nous le Père et cela nous suffit !” Jésus affirme de manière si déconcertante : “Je suis avec vous depuis si longtemps, et cependant tu ne m’as pas reconnu !” Nous passons de si longs moments avec Jésus dans ces heures d’adoration. Jésus nous fera-t-il le même reproche ? Peu importe ! Saisissons l’appel de Jésus : “Qui me voit, voit le Père” (Jn 14, 9) Et il ajoute : “Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ?”

Troisième question d’actualisation : dans ce moment d’adoration où Jésus se révèle à moi d’une manière intime et personnelle, dans ce moment où, dans la foi, je reconnais la présence eucharistique de Jésus, suis-je aussi capable d’entrer en relation avec le Père, de l’adorer et de l’aimer en esprit et en vérité ?

Que Jésus chemin, vérité et vie vous bénisse dans votre temps de méditation.

Père Mario St-Pierre, confiné en Jésus…

Capsule no 5 de l’abbé Jacques Binet

Depuis notre baptême, nous sommes le temple de l’Esprit Saint, le tabernacle du Dieu vivant. L’Esprit du Christ ressuscité habite en nous. Nous sommes des porteurs de Dieu.

En ce temps de pandémie de la covid 19, nous sommes privés de l’Eucharistie et de l’adoration Eucharistique. Mais nous ne sommes pas orphelins pour autant. Dieu habite en nous et nous est présent par son Esprit. C’est là qu’il faut l’adorer « en esprit et en vérité. »

Jacques Binet,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration

Réflexion du père René Larochelle : étape 1

En remplacement de l’enseignement que le père René Larochelle devait donner en l’église de St-Étienne pour le mois de Marie, celui-ci nous a proposé une réflexion en 8 étapes que nous publierons au même rythme que les capsules des autres prêtres.

Écoute avec l’oreille du cœur.
Adorer en Marie.
1er pas dans l’adoration.
Persévérer dans l’écoute.

Écoute ! mets en pratique. C’est difficile quand la tête est plein de bruits. Il faut faire silence, il faut le désert du dedans. On a horreur de la sécheresse et du vide. Si je persévère dans l’écoute, le Bien-Aimé fera entendre sa voix et le cœur brûlera de  cette ardeur toute intérieure qui apporte la paix et la fécondité.

Je goûte alors à quel point le Seigneur est suave et combien son joug est léger.  J’éprouve alors au-delà du temps de la prière qu’il est mon Bien-Aimé et que je suis à lui.

Malgré les obstacles, les répugnances ou les tentations de lâcheté, les moments où je le  recherche  et le retrouve pour l’écouter, plus ma réponse se fera sensible, plus son Esprit m’animera et suggérera non seulement ce qu’il me demande de dire.

La Parole et cette lumière qui en est le résultat prennent leur véritable place en toutes choses dans son immense amour, en fonction de l’éternité.

L’écoute, me rend non seulement témoins de vérité, mais la vérité. Me rend canal de vie, mais la vie elle-même. Me rend non seulement rayon de lumière, mais la lumière même.

Quand je suis à l’écoute, Jésus me parle à l’intime de l’âme, dans ces régions où s’enrichit ta mentalité par communion à la sienne. Ce qui importe, c’est l’imprégnation de ma pensée par la sienne.

Capsule no 4 de l’abbé Mario St-Pierre

Pour les adorateurs en confinement
Quatrième capsule : le bon Berger (Jean 10, 1-18)

Nous célébrons aujourd’hui le quatrième dimanche de Pâques qu’on appelle le dimanche du Bon Berger. En ce jour, l’Église nous propose l’Évangile du Bon Berger qu’on retrouve dans le chapitre dix de l’Évangile selon saint Jean. Ce texte est magnifique ! Il nous permet de mieux connaître qui est Jésus et comment il veut entrer en relation personnelle avec chacun d’entre nous. Dans la Bible, comme vous le savez, l’image du Berger est souvent utilisée pour parler de la relation de Dieu avec son peuple Israël. Nous connaissons la célébre poésie de David, le psaume 22 : “Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer…”

Je vous invite donc à ouvrir vos Bibles, à identifier cette parabole qu’on retrouve dans l’Évangile selon saint Jean au chapitre 10 et à prendre le temps de lire et méditer chacune des paroles de Jésus. Je vous propose non pas seulement de les lire, mais surtout de les entendre. Jésus ne dit-il pas : “Les brebis écoutent sa voix…”, “Elles connaissent sa voix…” ? Lorsque nous lisons la Bible, je pense qu’il est très important d’être à ce point attentif que nous puissions faire l’expérience d’entendre au plus intime de notre coeur, d’écouter au plus profond de notre âme la VOIX de Jésus, le bon berger. J’insiste : lisez et méditez lentement et profondément de telle sorte que vous puissiez faire jaillir de votre être intérieur la voix de Jésus.

Dans cette profonde intimité avec Jésus, une fois que vous aurez vécu ce sentiment d’être réellement en sa présence grâce à la foi qui vous anime, soyez particulièrement attentifs aux diffiérents “JE” de Jésus. Tous ces “Je” vous aideront à mieux le connaître dans un coeur à coeur qui fait grandir son amour en vous. Entendez Jésus vous dire : “Moi, je suis la porte des brebis” (Jésus fait référence à la porte qui se trouvait au nord du temple de Jérusalem, porte par laquelle passait les brebis qui allaient être sacrifiées…), “Si quelqu’un entre en passant par moi”, “Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie…”, “Moi, je suis le bon pasteur”, “Je connais mes brebis”, “Je connais le Père”, “Je donne ma vie” Tous ces “Je” de Jésus bon Berger nous font découvrir jusqu’à quel point il est amour, jusqu’à quel point il aime chacun d’entre nous. Et nous pouvons faire l’expérience de cet amour intime et privilégié.

À travers cette lecture-audition, je vous propose quelques petites questions pour que votre temps de prière soit vraiment un temps de rencontre avec Jésus bon Berger :

  1. Qui est Jésus pour moi ? Dans cet Évangile, comment se révèle-t-Il à moi ?
  2. Comment ces “Je” de Jésus résonnent-ils dans mon coeur
  3. Comment Jésus, le bon berger, me voit-il  ? Quel regard porte-t-il sur moi  ? Comment est-ce que je me laisse regarder par le bon pasteur qui aime sa brebis et qui donne sa vie pour moi  ?

Que Jésus bon pasteur vous bénisse dans votre temps de méditation.

Père Mario St-Pierre, confiné en Jésus… 

Capsule no 4 du père Yvon Bilodeau

Aux affamés de l’Eucharistie

Ce temps que nous vivons est une épreuve pour bien des gens. Des grands-parents, par exemple, sont privés de leurs petits-enfants. Mais étrangement, cette privation les attache davantage à leurs amours.

Nous, les affamés de l’Eucharistie, privés de l’Humble Présence, ne risque-t-on pas de voir notre désir grandir jusqu’à s’exaspérer.

Quelle faim éprouvez-vous de l’Eucharistie en ce moment où vous en êtes privés?

La bien-aimée du Cantique a vu son désir grandir au départ du Bien Aimé,

et follement s’est mise à sa recherche.

« Sans doute il ne s’est dérobé que pour être rappelé plus ardemment,

retenu plus fortement … » (saint Bernard).

À travers cette privation de la Sainte Présence,

n’est-ce pas le Christ qui, en se dérobant, fait grandir notre désir de Lui,

pour enflammer ensuite nos communions routinières ?

Oui, en ce temps de privation, comme le jeûne attise la faim,

laissons le désir creuser en nous tout l’espace pour le Désiré.

Yvon Bilodeau, ptre.

Capsule no 4 de l’abbé Jacques Binet

Le temps pascal nous rappelle que le Christ est ressuscité, qu’il est vraiment ressuscité. Il est le grand Vivant sur qui la souffrance et la mort n’auront jamais plus d’emprise. Notre baptême nous a greffé sur le ressuscité pour que nous aussi nous devenions des Vivants, à sa suite.

Que les obstacles de la vie, les souffrances et la mort ne nous éloignent pas de lui. Que l’actuelle pandémie du coronavirus, ne nous décourage pas.  Notre confiance est dans le Seigneur, lui le grand Vainqueur.

Lui avec nous, nous avec lui, nous saurons être nous aussi victorieux à notre tour. Sa présence active en nous : voilà l’adoration véritable dans l’Esprit.

Jacques Binet, 
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration

Capsule no 3 de l’abbé Mario St-Pierre

Pour les adorateurs en confinement

Actes des Apôtres 16, 22-34

Je vous invite à lire et méditer un autre récit étonnant de confinement. Paul et Silas fondent à la ville de Philippes une communauté chrétienne. Étonnemment en raison d’un miracle accompli par Paul, voilà que les citoyens se déchaînent contre les deux évangélisateurs. Ils sont battus et jetés en prison. Le geôlier reçoit l’ordre de les surveiller. Ils sont placés dans le cachot le plus retiré avec les jambes entravés. Il s’agit bien d’une situation très contraignante. Les évangélisateurs sont emprisonnés, confinés, rudement mis à l’épreuve alors que tout semblait bien se passer dans cette mission d’évangélisation à Philippes. Lisons ce récit :

 « Alors, la foule se déchaîna contre Paul et Silas. Les magistrats ordonnèrent de leur arracher les vêtements pour leur donner la bastonnade. Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au geôlier la consigne de les surveiller de près. Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois. Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient. Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l’instant même, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les détenus se détachèrent. Le geôlier, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s’étaient évadés, il dégaina son épée et il était sur le point de se donner la mort. Mais Paul se mit à crier d’une voix forte : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. » Ayant réclamé de la lumière, le geôlier se précipita et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas. Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? » Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et toute ta maison. » (Actes 16, 22-31)

À partir de ce récit, je vous propose quelques suggestions pour actualiser et appliquer cette parole de Dieu dans votre vie aujourd’hui.

 Actualisation :

Dans votre heure de méditation et d’adoration, je vous invite à prendre conscience des contraintes que vous vivez dans cette expérience de confinement, à bien identifier ce que vous ressentez comme des entraves. Même si vous n’êtes pas emprisonnés exactement comme Paul et Silas au fond d’un cachot, le confinement vous fait vivre des sentiments qui peuvent être similaires. Quels sont-ils ? N’ayez pas peur de les nommer et de les présenter à Jésus.

 Application :

L’exemple de Paul et de Silas nous parle fortement aujourd’hui. Au plus profond de ce lugubre et sombre cachot, ils étaient en prière et chantaient les louanges de Dieu. Au coeur de votre confinement et particulièrement dans cette heure de prière mais pas seulement dans cette heure, je vous invite à louer le Seigneur, à lui rendre grâce au coeur de cette situation contraignante du confinement. Oui, merci Seigneur de nous apprendre à te louer en toute circonstance, même au coeur de cette épreuve. Je crois que dans cette louange au coeur du confinement tu manifesteras, Seigneur, ta puissance de salut et de libération. Amen Alléluia !

Père Mario St-Pierre, confiné en Jésus…

Capsule no 3 du père Yvon Bilodeau

Texte à méditer.

Le Christ en confinement…

En ces jours de cette pandémie, nous ne sommes pas les seuls à être confinés.
Le Christ lui aussi est confiné.
Il est enfermé dans nos églises barrées,
Il n’est plus exposé dans nos chapelles d’adoration.

Mais cette situation n’est pas inédite pour Lui, contrairement à nous.
Au moment de son Incarnation, il fut confiné neuf mois dans le sein de Marie.
Lui que le ciel et la terre ne peuvent contenir
s’est enfermé dans un corps humain,
localisé dans un coin perdu de la Palestine
pour finalement être rivé entre trois clous sur la croix.
Confinement très salutaire pour nous, les humains!

Mais le mystère de son confinement ne s’arrête pas là.
Il a voulu se cacher dans le pain eucharistique.
Il est déjà étonnant que le Verbe divin soit présent dans un corps d’homme.
Or dans l’Eucharistie, il prend l’aspect d’un objet inanimé : le pain et le vin.
Tout cela pour se faire proche de nous, comme à notre merci.

Notre confinement nous a rapproché les uns des autres par le cœur.
Mais quelle intimité nous offre le confinement eucharistique!
Quel enfouissement dans l’épaisseur de notre réalité humaine et charnelle!
Le propre de l’amour n’est-il pas de s’abaisser?

En vérité, l’expérience du confinement nous ouvre les yeux
sur l’abaissement inouï, l’amoureuse humilité qui émane
de cette petite hostie offerte à notre adoration.

Avant de retourner à nos chapelles pour adorer ce Cœur
qui demeure confiné pour mieux nous attirer à Lui,
à son exemple, vivons notre confinement
comme un humble rapprochement avec les nôtres.

Yvon Bilodeau, ptre

Capsule no 3 de l’abbé Jacques Binet

Reste avec nous, Seigneur Jésus. C’est la prière qu’ont adressée les disciples d’Emmaüs, au Christ ressuscité. Toi Seigneur, tu as acquiescé à leur invitation. Et surtout, tu leur as montré que dorénavant, ta nouvelle forme de présence sur terre serait dans le pain rompu, le pain Eucharistique.

En ce temps de pandémie mondiale, sois nous présent Seigneur plus que jamais, dans ce pain de Vie. Et que le seul désir de ce pain en nous, soit l’occasion d’une véritable adoration.

Jacques Binet,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration

Capsule no 2 de l’abbé Mario St-Pierre

Deuxième capsule : Éphésiens 1, 3-14

Une des plus grandes questions que nous devons nous poser en tant que chrétiens est celle de notre identité. Si nous voulons grandir dans notre vie chrétienne, nous devons savoir répondre à la question: “Qui suis-je?” Et plus encore: “Qui suis-je au regard de Dieu?” Notre identité personnelle ne peut pas ne pas être liée à celle de Dieu.

Pour répondre à cette question fondamentale, je vous propose un exercice biblique en lien avec l’hymne de saint Paul au début de la lettre aux Éphésiens au chapitre 1, versets 3 à 14. Veuillez noter que cette lettre est aussi une lettre de captivité. Paul est emprisonné lorsqu’il rédige ce magnifique texte. Prenez donc le temps de lire et méditer cette louange qui présente de manière brève le plan de salut de Dieu pour l’humanité. Cette prière est une réponse à la question: “qui suis-je?

”Voici un petit exercice de grammaire pour actualiser et appliquer ce texte biblique:

1. Première étape: lisez l’hymne aux Éphésiens 1, 3-14 en soulignant les “nous”, les “nos”, les “notre”. Remarquez que le texte est écrit à la première personne du pluriel. Ces “nous” désignent tous les membres de l’Église. Je prends en exemple au verset 3le début de l’hymne: “Béni soit Dieu le Père de notre Seigneur Jésus Christ, Il nous a bénis de toute bénédiction spirituelle…

2. Deuxième étape: vous relisez en transformant les “nous” en “je”. On passe de la première personne du pluriel à la première personne du singulier. Cela veut dire que j’accepte de m’inclure dans ce “nous”. Je fais mienne cette prière. Toujours l’exemple du verset 3: “Béni soit Dieu le Père de mon Seigneur Jésus Christ, Il m’a béni de toute bénédiction spirituelle…”Dans ce verset, j’ai transformé un “nous” et un “notre”. Il s’agit bien d’un exercice de syntaxe qui n’est pas facile. Mais prenez le temps de le faire. Voyez l’effet sur vous et en vous…

3. Troisième étape: dans l’étape précédente, vous avez été probablement concentré sur l’effort de transformer les “nous” en “je”. Maintenant que vous avez adapté de manière personnelle cette hymne, vous pouvez la relire pour aller plus en profondeur et pour répondre à la question de son identité. Il s’agit de saisir de manière plus personnelle qui je suis aux yeux de Dieu et quelle est ma place dans son dessein d’amour. À cette 3e étape, vous identifiez les verbes qui sont associés à ces“ je”. Et vous posez la question: comment j’accueille cette nouvelle réalité en Christ. Je prends l’exemple du verset3: “Béni soit Dieu le Père de mon Seigneur Jésus Christ, Il m’a béni de toute bénédiction spirituelle…” La question que je me pose concernant ce “je” est la suivante : “Comment j’accueille la bénédiction du Père en Jésus Christ?” Vous faites de la même manière pour chaque affirmation où se trouve un “je”. Je vous souhaite une très belle heure de méditation et d’adoration.

Que Jésus vous bénisse abondamment dans la découverte de votre identité spirituelle en Dieu.

 Père Mario St-Pierre, confiné en Jésus

Capsule no 2 de l’abbé Jacques Binet

Pâques nous rappelle que le Christ ressuscité, le grand « Vivant » a vaincu la mort et le mal dans le monde. En ce temps difficile de pandémie mondiale, mettons plus que jamais notre confiance dans le Ressuscité. Qu’Il soit notre réconfort et notre seule lumière, celui qui nous a donné accès à la Vie, à sa propre Vie de Ressuscité.

Jacques Binet , répondant diocésain pour les chapelles d’adoration

Une petite réflexion de l’abbé Jacques Binet

Chers adorateurs,
Pâques nous rappelle que le Christ ressuscité, le grand « Vivant » a vaincu la mort et le mal dans le monde. En ce temps difficile de pandémie mondiale, mettons plus que jamais notre confiance dans le Ressuscité.

Qu’Il soit notre réconfort et notre seule lumière, celui qui nous a donné accès à la Vie, à sa propre Vie de Ressuscité.