Redécouvrir Dieu
Depuis mars dernier, la pandémie du coronavirus nous a forcé à nous retrancher, à prendre un peu de recul face à notre rythme de vie habituel. Cela c’est fait facilement ou moins facilement selon les personnes. Pendant quelques semaines, on a comme perdu nos points de repère habituels.
Quelle évaluation faisons-nous de tout cela? Prendre du recul ou s’arrêter pour mieux repartir, repartir plus forts, c’est loin d’être négligeable. De nous-mêmes, ce n’est pas toujours évident de s’arrêter. Nous vivons dans une société où tout va si vite autour de nous.
Mais « la pause », même forcée, peut produire en nous des fruits bénéfiques en ce qu’elle nous force à faire le point, à réfléchir sur divers aspects de la vie et ainsi repartir plus forts d’une réflexion approfondie. Il a fallu faire de petits deuils en église depuis quatre mois, deuil de célébrations eucharistique dominicales, et en semaine, deuil de la fermeture des chapelles d’adoration, deuil des célébrations liturgiques ayant trait aux funérailles, aux baptêmes et aux mariages. On est maintenant en mesure de constater que l’expression de notre vie liturgique n’est plus comme avant. Il nous arrive même de nous ennuyer des activités ecclésiales prépandémie.
Que cet état de « pause » forcée produise en nous des effets positifs. Qu’Il nous redonne le goût encore plus aigu de vraiment rencontrer le Christ vivant dans les sacrements. Que la reprise des célébrations eucharistiques dominicales nous redonne le goût encore plus vif d’aller rencontrer le Seigneur et de nous nourrir de son pain de vie. « Avoir été privés » pour apprécier encore davantage ce qui nous a toujours été donné gratuitement, voilà peut-être un des fruits qu’aura produit pour nous la pandémie.
Jacques Binet, ptre,
Répondant diocésain pour les chapelles d’adoration.