Capsule de l’abbé Jacques Binet du 15 février

Le vaccin de l’Esprit Saint

Depuis plusieurs semaines, le mot vaccin nous est très familier. On l’entend à la télévision et on le voit dans la presse écrite. Il est aussi omniprésent dans les médias sociaux. Ce fut d’abord la course au vaccin: quelle compagnie pharmaceutique allait être la première à fournir un vaccin efficace. Maintenant l’heure est plutôt à la vaccination collective et à la lutte à l’approvisionnement. À entendre les commentaires que nous partagent les médias, le vaccin est devenu si important qu’il est pratiquement perçu comme « le sauveur » de cette pandémie qui affecte la planète tout entière.

Le virus de la Covid-19 est partout présent et continue de se propager. Et comme si ce n’était pas suffisant, différents variants ont fait leur apparition comme pour venir compliquer une situation déjà complexe. Mais cette course effrénée pour combattre le virus de la covid-19 ne devrait pas nous obnubiler et nous faire perdre de vue qu’il existe parallèlement un autre virus dans le monde, dans notre société et même dans l’Église d’aujourd’hui. Et ce virus s’appelle le mal. Il est en nous et tout autour de nous affectant notre vie à des degrés divers. Il se manifeste par toutes sortes de propos, d’attitudes et de comportements qui ne sont pas de Dieu. De plus en plus, on assiste à une prolifération d’idées et de gestes qui s’opposent à la vision même de Dieu sur sa propre création et son plan de salut. Ça aussi c’est une pandémie!

Que les préoccupations sociales ambiantes et le coronavirus ne nous distraient pas de l’Essentiel et de la Vérité. Un jour, à notre baptême, nous avons reçu le « vaccin de l’Esprit Saint », un vaccin qui nous a greffé sur la personne même du Christ ressuscité et qui de ce fait, a développé en nous des anticorps propices à la vie spirituelle. Depuis ce temps, nous sommes des vivants « branchés » sur le Grand Vivant. C’est pour cette raison qu’ensemble nous sommes faits pour la Vie qui dépasse de beaucoup les virus de ce monde. Ne l’oublions pas.

Les effets positifs de ce « Vaccin spirituel » se sont peut-être amenuisés au cours des années. C’est fort possible. Ne baissons pas les bras. Le temps est peut-être venu de recourir à un vaccin de rappel pour faire en sorte que l’Esprit de Dieu nous soit toujours bien vivant et actif, renouvelant ainsi son désir de nous protéger de tout ce qui n’est pas de Dieu en nous et autour de nous. Plus que jamais, nous avons besoin de ressentir cette protection spéciale de l’Esprit Saint. Qu’avec lui, nous sortions victorieux de tout ce qui nous empêche de vivre en harmonie avec notre Dieu. Marchons avec lui. Sa présence saura bien nous redonner cette confiance qui fait vivre bien au-delà des embûches que nous rencontrons dans ce monde.

Jacques Binet, ptre